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Publié le par Mgr Ellul

Quelques jours avant le retour des vacances d’août 2006

Il faut repartir vers Marseille. Le 1er septembre il sera temps de reprendre contact avec la paroisse. Un mois de reprise chargé : mise en place des divers conseils ; préparation du 60ème anniversaire ; calendrier de l’année, entrée des enfants en catéchèse, reprise de la chorale et des activités habituelles, etc…

 

 

C’est une joie de retrouver tous les paroissiens. Nous n’aurons plus le Père William Astic, parti pour un an de ressourcement à Notre-Dame de Vie. Un prêtre du Bénin, le Père Jean-Marie, 48 ans, qui a été curé et responsable de secteur dans son diocèse, devrait venir à la mi-octobre, dans notre paroisse pour nous aider. Il étudie St Cyprien de Carthage. C’est dire que lors de notre rencontre, en juillet dernier, nous avons l’avons évoqué, ainsi de Tertullien et St Augustin, dont nous fêterons ces jours-ci la mémoire, avec Ste Monique, sa mère. Cette terre d’Afrique du Nord, où le christianisme était florissant.

 

D’ailleurs en parlant d’Afrique, j’ai retrouvé sur un site, les photos de mon église Ste Anne. Une belle paroisse, très vivante, avec un curé âgé, le Chanoine Martimort, qui fut blessé durant la guerre 14-18, et de jeunes vicaires, avec qui nous avions plus de contacts.

Quel bonheur, quelle émotion, de retrouver la photo ancienne de l’autel, auprès duquel j’avais servi tant de messes, étant « chef enfant-de-chœur », dans les années 1950-1953. Et même la petite clochette, qui est sur le tapis au dessus des marches !

 

Tant de célébrations de mariage, d’obsèques, de mois de Marie, où l’orge et les chants de la chorale nous enchantaient ; les baptêmes, le dimanche après les messes, très nombreuses que nous servions, les unes après les autres ; nous étions obligés de cacher les offrandes des familles dans nos chaussures, car le sacristain nous demandait de lui remettre la petite pièce offerte. Et les célébrations d’obsèques ou de messes de Requiem, avec catafalque obligé. La première messe que je servis, je remplaçais un de mes camarades malade ; il m’avait bien recommandé de faire passer le bénitier, quand le prêtre dirait « il sonne » ? Moi, j’attendais qu’il sonne..! Je compris plus tard que le « il sonne », était le chant du kyrie eleison, le « Seigneur prend pitié », qui encadrait la bénédiction du catafalque. Temps anciens, où allant à pied jusqu’au cimetière, en soutanelle et surplis, avec croix et chandeliers, pour accompagner le convoi funèbre, nous nous faisions moquer gentiment par nos petits camarades non-chrétiens. Quelques bagarres au retour, dans la grande cour devant l'église, vite arrêtées par le vicaire qui nous rappelait l’Evangile. Mais à nos âges, le texte sur le pardon des offenses et l’amour des autres, mais surtout sa mise en pratique, nous était totalement étranger.

Cette église, chère à nos cœurs, où toutes les familles du quartier avaient célébré les sacrements de vie chrétienne, fut démolie après l’Indépendance de l’Algérie ; il a été construit à l'emplacement, une grande mosquée. Visitant Annaba, en 1992; j’ai voulu, m’approcher de l’entrée, après avoir ôté mes chaussures, aller plus avant, pour me souvenir et prier. J’en ai été chassé sans égards : « Sors d’ici, tu es impur », me dit un Imam.  Etant curé de St Victor en ces années-là, je recevais la semaine d’après, un groupe d’Algériens visitant Marseille, que je reçus avec grand plaisir, en rappelant cette anecdote.

Je vais donc vous retrouver bientôt... Priez pour moi, afin que le Seigneur me donne la force de continuer de le servir et de vous accompagner sur le chemin de votre vie, dans la joie. Nous avons tant à faire, pour que le Seigneur nous trouve nets et sans reproches, lorsque un jour, nous aurons le bonheur d'être en sa présence.  Mgr Ellul 

 

 

 

 

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