35e anniversaire de la fondation de la Communauté du Cœur de Jésus au Sacré-Coeur de Marseille.

Publié le par Recteur de la Basilique du Sacré-Coeur de Marseil

Au cour de la messe solennelle concélébrée de 11h dimache 21 octobre 2012, présidée par Mons. Jean-Pierre Ellul recteur de la basilique, celui-ci à lu quelques extraits du texte ci-dessous à la fin de l'homélie du Père Alexandre Baccam sur les missions et l'entrée par la Porte de la Foi, comme le pape Benoît XVI nous y invite.

Toute l'équipe pastorale souhaite un très bel anniversaire à la Communauté du Coeur de Jésus, à Christiane et Georges Renoux, ainsi qu'à celles et ceux qui y participent.

Année de la Foi

Et bien voilà.

Nous en sommes à 35 ans d'existence de notre Communauté qui a débuté  dans la prière sur le Prado dans notre appartement d'alors. Les trentenaires que nous étions Christiane et moi sont devenus septuagénaires mais le coeur reste ardent au service du Seigneur et des frères.

Il faudrait évoquer les grandes étapes, les grands frères et soeurs, aujourd'hui pour bon nombre d'entre eux repartis vers le Père, qui ont été un moment pour nous des éclaireurs pour avancer. Il faudrait se souvenir des grandes manifestations que nous avons organisées ou auxquelles nous avons été associés. Il faudrait se souvenir des grandes joies, elles furent nombreuses, mais aussi des grandes épreuves qui n'ont pas manqué. Il faudrait encore se souvenir de notre fidélité à l’Eglise et ne se souvenir que de la qualité de l’accueil reçu, en particulier depuis notre retour à la maison qu’est pour nous la Basilique du Sacré- Cœur.

Mais nous sommes là afin de rendre grâce à Dieu pour tout ce temps, une grande part de notre vie, qu'il nous a donné de vivre. Temps de rencontres fraternelles multiples, furtives ou durables, où nous avons prié ensemble ou les uns pour les autres et à la louange de notre Dieu Créateur. Temps de célébrations avec l’Eglise rassemblée mais aussi là où l'on baptisait un enfant, un petit enfant venu  agrandir le cercle de famille. Ce fut aussi le mariage de celles et ceux qui se sont rencontrés dans la communauté. Ce sont encore ces obsèques des plus âgés d'entre nous qui sont partis dans l'assurance de l'amour de Dieu pour eux et dont les familles éprouvées trouvèrent la force dans l'accueil du réconfort du Seigneur dans leur épreuve toujours difficile.

Nous avons, au fil du temps, été renforcés par la certitude que Dieu n'abandonne pas son peuple. Combien de dizaines, de centaines d'hommes et de femmes en difficulté de tous ordres, spirituels mais aussi physiques, sont repartis renouvelés, régénérés et guéris car pour beaucoup l'action  du Seigneur a été guérissante  dans leur vie.

 Pour nombre de personnes ce furent des temps de création d'amitiés fraternelles. Combien ont quitté leur solitude pour vivre  dans cette ambiance de fraternité où tous, sans distinction d'âge, de situation, d’origine, vivent pour une bonne part ce que nous disent des Actes des apôtres, “ assidus,  d'un seul cœur, à la prière“. "Voyez comme ils s’aiment" disait-on des premiers chrétiens. De nombreux gestes durant toute cette période nous ont montré que cela était encore possible aujourd'hui, si l'Esprit saint est le moteur qui anime les vies. Car une des assurances qui nous en est donné c'est de voir le visage des personnes arrivant à la prière et le visage renouvelé à la fin de cette prière .Repliés sur eux-mêmes à l'arrivée, ouverts à la fraternité au départ.

Qui est mon prochain ? Celui qui m'est proche ou qui se fait proche, combien de personnes qui n’auraient jamais eu l'occasion de se rencontrer dans le monde se sont retrouvées là, unies par cette assurance que lorsque deux ou trois sont réunis, le Seigneur est au milieu d’eux. Les regards, les gestes, les manifestations d'amitié sont toutes autres que cela le serait dans une rencontre où chacun reste sur son quant à soi.

"Ils sont beaux les pas de celui qui porte la nouvelle". C’est par des rencontres interpersonnelles que sont venues  toutes celles et tous ceux qui sont passés ou sont restés. C'est cette annonce de l'amour de Dieu, de cette évangélisation que l'on veut raviver dans l'Eglise aujourd'hui qui a conduit soeurs et frères à pouvoir dire à celle ou celui rencontré "nous avons trouvé le Seigneur". Que de vies changées, de routes redressées, d'amour et d'amitié retrouvés.

L'origine de tout cela a été de croire que l'Esprit saint peut changer nos vies non  pas en nous retirant du monde mais au contraire en nous donnant l'impulsion, les impulsions pour vivre notre foi à tous les vents, sur toutes les mers, sur tous les terrains de la vie de l'homme d'aujourd’hui. Cela y compris sur les parvis et les marchés.

L'élément déclencheur est l’effusion de l'esprit. Nous avons tous reçu l'Esprit saint lors  notre baptême, lors de notre confirmation, lors de l'ordination pour certains. Mais pour bon nombre il est resté une force, car c'est une force, enfouie au tréfonds de nous-mêmes ensablée  par diverses strates de préoccupations humaines.

L’effusion de l'esprit c'est demander au Seigneur de venir désensabler  notre cœur, notre âme, notre esprit. C'est lui demander de faire de nous l’être nouveau qui va découvrir qu'il peut prendre la direction de notre vie tout en nous laissant libre de le suivre. Mais quand nous avons goûté à la tendresse de Dieu pour nous il est bien difficile de ne pas continuer le suivre. Ce Dieu est le Dieu de l'espérance et il vient nous protéger de cette désespérance si répandue aujourd'hui dans notre monde et qui est une démarche mortifère.

Il vient aussi nous redire combien l'adoration du Saint-Sacrement, devant qui nous prions depuis une trentaine d'années, peut être source de grâces extraordinaires. Il faudrait des livres entiers pour raconter les merveilles, qui nous sont rapportées parfois très longtemps après, de ce qui s'est vécu dans les coeurs et dans les corps.

 Parfois, certains redécouvrent l'amour de Dieu pour elle ou pour lui par l’intercession de la Vierge Marie. Elle est là, toujours présente pour nous guider vers son Fils dans la docilité à l'Esprit saint pour la plus grande gloire du Père. Les couleurs des vêtements communautaires, blanc et bleu en témoignent. Aux taquins qui disaient que ce sont les couleurs de l’OM nous avons entendu répondre “oui, de l'Olympique Marial".

En terminant cette petite méditation je ne puis que demander au Seigneur de prendre en charge l'avenir de la Communauté et de susciter et de renforcer toutes celles et tous ceux qui auront humainement en charge.

Vivons le dans l'espérance et l'assurance que Dieu n'abandonne jamais ses enfants.

Georges Renoux

Diacre Permanent

le 16 octobre 2012

Publié dans Divers

Commenter cet article