Vacances à Salérans 2009 (2)

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Il faut repartir !
Un mois de repos bien vite passé.

Les amis, la famille, avec la joie des retrouvailles, entrecoupées de temps de solitude propice à la prière et à la méditation.

Environné d’arbres centenaires, le petit village de Salérans, au ciel limpide, avec ses montagnes majestueuses, ses prés, ses coteaux, ses collines, déclinés en un camaïeu de vert profond ; quelques heures après le lever du soleil, la journée est rythmée au gré de la vie des habitants qui se rencontrent, reçoivent ou disent au revoir, et après un claquement de portière, lorsque les aboiements cessent, tout est à nouveau recouvert par le silence. C’est vraiment un lieu enchanteur…. Si on aime le calme complet.


Les voitures nous rappellent le siècle, avec évidemment la pendule de l’église du village, la télévision et Internet. Même le téléphone portable « passe » à Salérans. On l’éloigne, afin de ne pas entendre la sonnerie.

Lecture, messe, et après une courte sieste, un petit tour dans le village, souvent dans la montée et le grand tournant, jusqu’au cimetière. Là, évidemment bien des souvenirs reviennent à la mémoire. Je revois des visages, j’entends résonner l’accent chantant des Alpes… Ils sont là, dans l’attente de la résurrection et il n’y a qu’à se retourner pour voir d’ici toutes les maisons du village serrées autour de l’église. La vie et la mort ! Non, l’existence quotidienne et la Vie Eternelle, ce qui n’est pas pareil. Une prière, un signe de croix ; au loin, plus haut vers la montagne de Chanteduc, la cloche de la chapelle du Père Avril, appelle à la prière.


Le Père Avril m’a téléphoné…quelques jours après le 15 août. Alors qu’il m’invite à « monter » prendre un repas, avant de lui répondre, je pense à la question Pierre à Jésus : « Combien de fois dois-je pardonner ? Jusqu'à sept fois ? «  Oh non, dit Jésus, non pas sept fois, mais soixante-dix sept fois sept fois ! »

Je suis monté, nous avons discuté, de l’Eglise, du Concile, de l’évangélisation, de la messe ; il est resté sur ses positions. Moi, j’ai répondu que je me devais d’obéir à l’Eglise, au Pape et à mon archevêque, et que c’est ce que je fais depuis le jour de mon ordination. Comme je l’écrivais il y a trois semaines, l’amitié et l’affection demeurent, mais je me tiendrai désormais loin de son Œuvre et des personnes qui y vivent.

Dans la chapelle les cierges sont allumés. Je vais célébrer l’Eucharistie du Seigneur. Liturgie simple et belle devant l’icône de Marie ; la prière de l’Eglise s’élève pour les vivants et pour les morts, pour le monde et pour la paix… Le Christ est là, présent sous les humbles espèces et vous êtes tous associés à cette Eucharistie, vous que je vais bientôt retrouver avec joie, après-demain.

…Allez, bonne rentrée…et à très bientôt au Sacré-Cœur…

 

 

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