Ascension du Seigneur – 20 et 21 mai 2009

Publié le

 

Frères et Soeurs,
L’Ascension de Jésus dans le ciel est la réponse du Père à l’amour et à la fidélité de son Fils. Oui, le Père ramène auprès de lui, celui qu’il nous a donné, que Marie l’Immaculée à porté, qui a témoigné par sa Parole, pendant trois ans, nous montrant son amour et sa tendresse, nous laissant le Mémorial de son Corps et de son Sang.

Cette célébration est en fait, par anticipation, la notre ; son Ascension, l’image de notre propre montée, de la montée de notre âme, dans ce lieu de lumière et de paix, dans ce royaume de Dieu, dans l’espérance que nous aussi, un jour, lorsque nous nous présenterons devant le Seigneur, nous soyons auprès de lui.

En nous quittant, il nous confie l’Eglise ; notre Eglise, toute l’Eglise. Et notre Eglise diocésaine, en pèlerinage à Lourdes et à laquelle nous sommes unis, car elle emporte avec elle, toutes nos prières, nos soucis de santé et d’avenir. Les Marseillais viennent vers la Grotte de Massabielle, vers l’Immaculée, accompagnés de notre archevêque, avec les laïcs des hospitalités, les nombreux pèlerins, les jeunes et le Père René Boyer avec les Chrétiens Retraités. Le prédicateur de ce pèlerinage est Père Xavier Manzano. C’est dire que nous sommes bien représentés et avec Mgr Aquilina et notre diacre Georges Renoux, nous les toujours jeunes,  sont sommes resté à votre service.

 

Frères et Sœurs, si fêter l’Ascension, c’est fêter le ciel sur la terre, n’oublions pas ce que les anges ont dit aux disciples : « Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? Jésus qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller au ciel. »

Et ainsi nous sommes toujours dans l’espérance de son retour, ce « Maranatha », avec ce cri jaillissant de nos intériorités à toutes nos célébrations Eucharistiques et qui nous fait dire et chanter : « Oh, oui, reviens Seigneur Jésus, nous t’attendons, nous attendons ton retour dans la gloire ! »

Mais pour attendre, attendre dans l’espérance, tout nous est donné, tout nous est expliqué dans les Actes des Apôtres et dans l’Evangile. Jésus le dit aux disciples : « Vous, c’est dans l’Esprit-Saint que vous serez baptisés d’ici quelques jours. Vous allez recevoir une force et vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre. » Ayons donc les mêmes sentiments que ceux des apôtres : la douceur, l’humilité, la patience, l’intrépidité… mais surtout, supportons-nous les uns les autres, au lieu de nous déchirer comme nous le faisons si souvent.

Nous sommes des témoins du Christ, recherchons donc les réalités d’en haut, élevons-nous, prenons de la hauteur, gardons l’unité de notre vie, dans l’Esprit, par le lien de la paix, mettons les dons reçus du Seigneur à la disposition des autres, partageons la joie et la foi.

Ne voulons-nous pas parvenir à cette unité première, à cette blancheur baptismale, à ce contact intime avec Jésus ? Oui, répondons-nous dans nos cœurs ! Alors, prenons-en les moyens ; des moyens simples, comme la prière, le partage et le pardon, la conversion du cœur, la joie en Christ ; mais surtout gardons espoir, et sachons-nous aimés de Dieu, aimé d’un amour fou. Ainsi nous grandirons dans la vérité et la vérité, nous le savons :  c’est le Christ.

Pour conclure, vous avez entendu que dans son évangile, Marc nous donne la feuille de route : il nous faut aller dans le monde entier, c'est-à-dire proclamer dans nos milieux de vie, que Jésus est vivant et ressuscité. Avoir un langage nouveau : celui du cœur, celui de l’amour et de l’humble attention à l’autre. Imposer les mains à ceux que nous rencontrerons, c'est-à-dire, être avec eux dans l’écoute, le partage, la prière.

Si nous faisons ainsi, l’Esprit Saint de Dieu travaillera en nous et transformera nos pauvres paroles en ses Paroles, Parole de tendresse et de Miséricorde.

Allez, soyons confiants ! Le Christ ressuscité nous a préparé une place auprès de lui, Marie est là, nous montrant de la main celui qu’elle à mis au monde.

Comment ne pas être dans la joie ?                                         JP Ellul

 

Commenter cet article