LA MISERICORDE DIVINE - 19 avril 2009

Publié le

Sacré Coeur Sr Faustine Alors que nous fêtons le 4ème anniversaire du pontificat de notre Pape Benoît XVI, nous prions tout spécialement pour lui.

 

Ce deuxième dimanche de Pâques, était appelé « Dimanche In Albis », car les nouveaux baptisés quittaient leurs vêtements blancs et après une semaine de catéchèse supplémentaire, reprenaient leur vie quotidienne. St Augustin leur disait : « En ce jour octave, misez sur ce qui demeure, sur ce qui est définitif. N'imitez pas ceux qui tournent en rond, pris par le tourbillon des vanités, sans voir les vraies valeurs. Respirez à la hauteur de votre dignité ! Vous êtes devenus chrétiens ? Restez-le ! » Cela nous invite à prier pour les nouveaux baptisés de la nuit de Pâques.

 

Depuis quelques années ce dimanche nous permet de méditer sur la Miséricorde Divine. Dieu vient nous rappeler sa tendresse, sa miséricorde, le don total de son Fils ressuscité, dont les plaies glorieuses sont montrées aux disciples, et 8 jours plus tard à Thomas. Ils adhèrent à la foi au ressuscité, avec un seul cœur et une seule âme et essayent de mettre en commun tout ce qu'ils possèdent ... Tout homme qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est vraiment né de Dieu. Quel bel acte de foi !

 

Et cela nous conduit à la Miséricorde et l'amour. Car l'amour de Dieu, c'est cela : garder ses commandements, qui ne sont pas un fardeau, bien au contraire.

 

« C'est la miséricorde que je désire et non les sacrifices. » Jésus se fera amour et miséricorde en montrant son Cœur à Ste Marguerite-Marie, à la Vénérable Anne-Madeleine Remuzat et à Ste Faustine. Il en fera un des thèmes principaux de ses révélations.

 

C'est son Cœur sacré, son Sacré Coeur qui va triompher de la haine et des impiétés, demandant instamment que nous devenions « amour et miséricorde », dans tous les actes de notre vie.

 

Oui, c'est Jésus qui parle à notre cœur avec tendresse et nous ici, dans notre basilique, en ce dimanche, c'est un peu notre fête, puisque nous sommes les dépositaires des révélations que le Christ fit au XVIIIe siècle, à celle qu'il choisit, comme sa messagère, dans le premier monastère de la Visitation.

 

C'est à Sœur Faustine,  qu'il demandait, il  y a quelques années, que soit instituée cette fête, en ce dimanche après Pâques et il promettait que sa miséricorde se déverserait « comme un océan de grâce », sur toutes les âmes qui se confieraient à son Cœur sacré.

 

Jésus se montre à elle lors d'une apparition, le 22 février 1931, avec deux rayons de lumière sortant de son Cœur et il lui dit : « Ceci c'est le Sang et l'Eau qui ont jailli des profondeurs de ma Miséricorde, lorsque mon cœur fut ouvert par la lance du soldat sur la croix. »

 

Il lui explique que les rayons blancs « représentent l'eau qui purifie les âmes : c'est le sacrement du baptême et le don de l'Esprit-Saint que les apôtres ont reçus le jour de la Pentecôte.

 

Les rayons rouges : « le sang, qui est la vie des âmes, ce sang qui rappelle ma mort sur la croix, pour le pardon des péchés, mais également le mystère de l'Eucharistie, don de mon Corps et de mon Sang lors de la Cène... Heureux ceux qui vivront à l'ombre de ces rayons... ! »

 

Le Pape Jean-Paul II proposera que ce message du Christ, soit diffusé dans le monde entier, afin que s'accomplisse la promesse de Jésus : « Que jaillisse l'étincelle qui préparera le monde à ma venue, car l'humanité ne trouvera pas la paix, tant qu'elle ne s'adressera pas avec confiance, à la Miséricorde divine... » On croit entendre Mgr de Belsunce en 1720 à Marseille.

 

Certains penseront que nous sommes très loin de ce message d'amour proposé par Jésus, après le lynchage médiatique que l'Eglise et le Pape, ont subi ces dernières semaines.

 

Mais en sommes-nous si sûrs ?

 

Le Christ, le crucifié, est le Verbe qui ne passe pas. Même si la parole de l'Evangile gêne et agace ceux qui n'y souscrivent pas, il nous faudra toujours la dire, la proclamer et surtout en vivre, affirmant avec le respect dû à l'autre, que cette parole est une Parole d'amour, une parole qui sauve et fait grandir. Une Parole de Paix donnée par Jésus.

 

Parole qui évidemment, ne correspond pas au laisser-aller ambiant, à la perte des certitudes, aux lobbyings de toutes sortes, aux modes de vie, contraignant notre existence et notre pensée, en les maintenant dans un cercle de fer. « Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Il nous fait ses messagers, porteur de pardon et de paix. La Parole du  Christ nous libère. Elle pardonne, car ce pardon vient du Ressuscité, elle aime, de l'amour de celui qui a donné sa vie pour nous.

 

Il est là, il se tient à la porte et il frappe au cœur de tout homme, sans contraindre sa liberté, mais en cherchant à en faire surgir la foi. Il continue de nous montrer ses plaies et nous dit « Cesse d'être incrédule, sois croyant. »

 

Frères et Sœurs, en ce dimanche de la Miséricorde empruntons le cheminement spirituel des apôtres, de Thomas, de Marguerite-Marie, l'une des premières à recevoir la révélation de la Miséricorde du Seigneur, d'Anne-Madeleine Remuzat, à qui il donne son Cœur, et laissons-nous irradier par les rayons d'amour vus par Faustine.

 

Aussi avec ces trois privilégiées de l'amour miséricordieux, alors que va s'approcher de nous « Jésus Eucharistie », dans notre prière, offrons au « Père Eternel, le Corps et le Sang, l'âme et la Divinité de son Fils », en redisant au plus profond de nous-même avec une grande foi : « Jésus, j'ai confiance en Toi ! »

 

Puis nous faisons silence, et nous l'écoutons. Il nous parle au cœur, et nous dit « Avance ta main, mets-là dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant » et nous, nous lui disons « Mon Seigneur et mon Dieu », et nous sommes heureux, heureux des grâces que nous allons recevoir, heureux de sa miséricorde et de son amour.

 

Amen.

 

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