ACCUEIL DE PIERRE FEDERICCI...

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« Un homme sait qu’il a trouvé sa vocation

lorsqu’il cesse de songer à la manière de vivre,

pour commencer à vivre. »


Cher Monseigneur,

Ces mots de l’écrivain, moine trappiste Thomas MERTON, mort tout juste un an avant votre ordination, sont ceux que vous aviez fait inscrire sur vos faire-part et sur l’image souvenir de vos 25 ans d’ordination sacerdotale, il y a 15 ans déjà !

Aujourd’hui, nous fêtons dans la joie, vos quarante ans d’ordination sacerdotale et c’est tout naturellement qu’ensemble, avec les prêtres et diacre de la paroisse, dans un secret certes relatif, car comment faire pour cacher quelque chose à notre curé, nous avons décidé de célébrer cet anniversaire.

Vous ne vouliez pas de cérémonie spéciale à votre attention. Mais comment aurions-nous pu passer cet anniversaire sous silence ? Même si cela tombe pendant le carême, rendre grâce au Seigneur, est le sens de toutes les Eucharisties, et pour nous chrétiens, rendre grâce pour nos prêtres, est un devoir !

Merci à tous ceux, prêtres, diacres et laïcs, qui tout de suite ont répondu à notre invitation pour vivre avec vous ce moment de joie.

Le samedi 29 Mars 1969, Monseigneur Georges JACQUOT, archevêque de Marseille, vous impose les mains à l’Eglise du Bon Pasteur de Marseille.

Le dimanche 29 Mars 2009, c’est au sein de la communauté paroissiale qui vous a été confiée par le Cardinal Bernard PANAFIEU en septembre 2000, que nous rendons grâce pour ces quarante années de ministère.

C’est en 1962, après des études de comptabilité et de commerce que vous rentrez au petit séminaire de Bône, en Algérie, dans la ville où vous naissiez 20 plus tôt. Quelques mois après, vous quittiez définitivement l’Algérie pour la France, dans des conditions particulièrement difficiles, pour poursuivre vos études de philosophie et de théologie d’abord dans les Hautes-Alpes entre 1962 et 1965, puis au Grand Séminaire de Marseille de 1965 à 1969.

D’abord vicaire à la paroisse d’Aubagne de 1969 à 1970, puis aumônier des collèges et lycée d’Aubagne de 1970 à 1975, vous recevez votre première charge curiale à la Bouilladisse, la Destrousse et Belcodène, aux confins du diocèse, nommé par le Cardinal Roger ETCHEGARAY. Vous continuerez à vous occuper de jeunes en étant coordinateur des aumôneries des CES-Lycées de la zone Aubagne-La Citotat.

En 1981, vous quittez ces paroisses rurales pour la basilique Saint-Victor et la paroisse Saint Georges où pendant 19 ans, vous resterez curé, tout en étant délégué épiscopal « Arts Culture et Foi ». Vous-même, artiste du fil et de l’aiguille avec la création d’ornements liturgiques, vous avez toujours eu souci de la place des artistes dans l’Eglise de Marseille et c’est naturellement que l’organisation d’expositions d’Art Sacré à Saint Victor en 1993 et à la Maison de l’Artisanat en 1996 vous furent confié.

Aujourd’hui, vous êtes également Prieur Régional de l’Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem et recteur de l’église Saint Charles.

Monseigneur,

vous avez toujours été et vous êtes resté tout au long de vos ministères successifs, avant tout un homme de Dieu.

Devenu passionné de l’histoire du diocèse de Marseille et des saints de cette ville, notamment au contact du Père Paul AMARGIER, O.P. -qui pour des raisons de santé n’a pu être avec nous ce soir-, au cours de votre ministère à Saint-Victor, vous n’avez eu de cesse de faire partager à tous ceux, connus ou inconnus, qui visitaient cette Abbaye, de faire partager cette passion.

L’Evangéliaire, posé ici près de l’autel, témoigne de vos années passées à Saint Victor, au contact des autres. Il fût offert à la basilique par le Patriarche Bartholoméos 1er , lors de son voyage à Marseille.

Très soucieux de la vie de l’Eglise et de son devenir, à chaque fois que vous en avez eu l’occasion, vous avez rappelé et vous continuez à le faire encore, de manière intense ici au Sacré Cœur, de prier pour les vocations sacerdotales, diaconales et religieuses. Et de rappeler sans cesse que vous n’avez jamais regretté votre choix. C’est pour cela que nous avons invité les séminaristes du diocèse à venir participer à cette Eucharistie, pour que ce moment d’action de grâces soit aussi un moment de prière pour les vocations dont l’Eglise à tant besoin.

Mais quelle joie aussi pour vous, d’avoir connu des jeunes qui, pour certains à votre contact, ont consolidé leur vocation et ont été ordonné prêtres. Le Père Stéphan SCIORTINO-BAYART et le Frère François-Régis DELCOURT, O.P. étaient tous deux des paroissiens de Saint-Victor et aujourd’hui, à vos côtés pour votre jubilé, ils concélèbrent cette Eucharistie, témoignant ainsi de cet attachement qu’ils portent à votre ministère.

Il est évident que nous ne pouvons oublier dans notre prière les prêtres et diacres qui ont compté pour vous durant votre vie et qui sont repartis vers le Seigneur. Je pense notamment à Mgr Bernard de LANVERSIN, au Chanoine BOS, au Père Michel BONIFAY, au diacre Eugène De GOY et à tous ceux dont le souvenir est gravé dans votre cœur. Qu’ils soient eux aussi associés à cette Eucharistie.

 

Monseigneur,

Vous êtes un grand contemporain de Saint Augustin, de ce grand saint de l’Eglise qui naquit dans la même ville que vous, même si cela n’était pas la même année !

Vous n’êtes sans doute pas sans savoir, qu’une vieille tradition, certes bien contestée à ce jour, nous indique que l’hymne du Te Deum, l’hymne que l’on chante pour rendre grâce au Seigneur, aurait été composée et chantée spontanément pas trois saints, la nuit du baptême de Saint Augustin.

Vrai ou faux, il nous plait aujourd’hui de l’attribuer à votre grand saint d’Afrique du Nord. C’est ce que nous chanterons de tout cœur à la fin de cette cérémonie, pour remercier le Seigneur pour tout ce qu’il fait de beau et de grand dans la vie de l’église et dans nos vies.

Et nous tous, peuple de Dieu en marche, nous rendons grâce au Seigneur pour les pasteurs qu’il a mis sur nos chemins et qui nous permettent de garder les repères de la Foi, si indispensables dans le monde où nous vivons.

Que le Seigneur Jésus-Christ et la Vierge Marie, la Théotokos, Notre- Dame de Confession, vous gardent toujours sous leurs regards, afin que vous ne cessiez d’avancer au large et de nous entraîner avec vous sur le chemin de l’Evangile.

Monseigneur, soyez assuré de nos prières et de notre amitié.

Rendez vous est pris dans 10 ans, pour vos 50 ans d’ordination.

Merci.

Pierre FEDERICCI.

 

 

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