Carême 2006 - 1

Publié le par Mgr Ellul

Vendredi 10 Mars 2006

CAREME 2006

Notre carême cette année, sera à deux voix, puisque tous les jeudis, le Père William Astic nous introduira dans le mystère de l’oraison. Temps de spiritualité et d’adoration du Saint-Sacrement, Corps du Christ exposé à notre vénération et à notre prière, silence et temps de partage où Dieu nous parle.

Au cours des vendredis de carême seront évoqués, en plus des grands prophètes, les Pères de l’Eglise, des auteurs spirituels et contemporains, nous permettant d’éclairer notre route et ainsi de prendre notre place dans ce cheminement de conversion, en cette année où nous ouvrons et méditons plus particulièrement la Parole de Dieu.

Vendredi 10 mars : Jésus, notre réconciliation
Vendredi 17 mars : Jésus, Pierre Angulaire
Vendredi 24 mars : Jésus, Fils de Dieu
Vendredi 31 mars : Jésus, nous montre le Père

Nous avions pris l’habitude les années précédentes de vous proposer, une vie de saint, ayant vécu tout proche du Seigneur et de son évangile. Cette année, alors que nous ouvrons plus particulièrement la Parole de Dieu pour la méditer et en vivre, c’est Jésus que je vous propose à nouveau de contempler, durant les cinq semaines de ce carême 2006. 


               JESUS NOTRE RECONCILIATION 
            Homélie de carême - 10 mars 2006.


Jésus notre réconciliation !
Nous n’aurons jamais assez de temps, pour découvrir totalement la vie de Jésus et apprendre à connaître toutes ses paroles et surtout à les mettre en pratique, aussi allons-nous, très simplement nous mettre à son écoute, et parfaire les enseignements que nous avons déjà reçus.
Jésus ! Pour certains d’entre-nous, un prénom. Pour nous, le nom du Christ Notre Seigneur. Pour d’autres ce prénom évoque uniquement les paroles de sagesse que cet homme aurait dites il y a deux millénaires. D’aucuns entendant ce nom, retiennent qu’il est mort sur une croix. Pour d’autres encore c’est un homme bon qui aurait fait des miracles, mais qui n’est plus. Et depuis quelques années, toute une fantasmagorie sur le nom de Jésus, son histoire, une histoire soi-disant vraie, racontée sous la forme d’un polar à rebondissements, depuis la parution d’un récent ouvrage (Da Vinci Code), qui a défrayé la chronique littéraire, faisant désormais de ceux qui l’ont lu, « des spécialistes en ésotérisme », et qui expliquent à mots couverts, ou avec un air entendu, sinon docte, la vie, le message et l’œuvre de Jésus de Nazareth. Nouvelle gnose comme les premières générations en ont connue, nocive et dangereuse.
Mais pour nous croyants, que veut signifier ce prénom ?
Jésus, transcription élective du grec Ièsous, qui rend en hébreu Yehochoua ou Yéchoua, dans la terminologie la plus courante, veut dire : « Yahvé sauve, Yahvé nous pardonne nos péchés ». Rappelez-vous les récits de l’Enfance dans les évangiles synoptiques. Dans celui de Matthieu, l’Ange dit à Joseph : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse ; car ce qui a été engendré en elle, vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ». Et dans Luc : on l’appellera le Fils du Très-haut, reprenant le texte du 2ème Livre de Samuel : « Ta maison et ton royaume subsisteront à jamais devant moi, ton trône sera affermis à jamais. (2Sa 7, 16).
En écho, dans Isaïe nous lisons : « Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, nom qui se traduit « Dieu avec nous ». (Is 7, 14). Ce prénom « Jésus » est celui également de quatre personnages, qui figurent dans les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament,
1 – Le Jésus, fils de Josédek, dans le livre du Siracide, n’est autre que celui du grand prêtre Josué. Il est écrit : « Mon aïeul Jésus, après s’être appliqué à la lecture de la Loi et des Prophètes… est venu à écrire lui aussi sur des sujet d’enseignement et de sagesse ». (Ecc prol. 7-12).
2 - Le Siracide lui-même qui se nomme « Jésus, fils de Sira », fut probablement dans les premières années du IIème siècle avant notre ère, l’auteur du livre de l’Ecclésiastique.
3 - Du Jésus qui figure parmi les descendants de David, l’ancêtre du Christ, dans la généalogie dressée par Luc après le baptême du Christ, on ne sait rien. (Luc, 3, 28).
4 – On ne sait rien également du judéo-chrétien « Jésus, nommé Justus », si ce n’est qu’il travailla pour le royaume de Dieu aux côté de Paul durant sa première captivité à Rome ; l’apôtre l’associe aux salutations qu’il adresse de là, aux chrétiens de Colosses. (Col 4,11).
Pour nous, Jésus, c’est le Christ, Jésus-Christ, le Oint, le Fils de Dieu, celui qui vient en son nom témoigner de son amour, mort sur la croix et ressuscité le troisième jour, remonté auprès du Père dans la gloire, nous ayant envoyé l’Esprit Saint, qui règne à jamais et dont nous attendons le retour. Il est le nouvel Adam.
Tout l’Ancien Testament a préparé sa venue, dans le temps et sur la terre. Le Nouveau Testament, son retour, pour le règne céleste qui ne finira pas. Ainsi, nous le voyons, le premier conduit à lui, le second Testament découle de lui. Et puisqu’il nous sera donné de méditer sur le mystère du Christ, durant tout ce carême, nous commençons aujourd’hui en voyons pourquoi le Christ est notre réconciliation.
Comme en une prière intérieure, récapitulons tout ce qu’il est pour nous, ce qu’il nous a dit de la part du Père, comment il a agi dans notre monde pour nous laisser son témoignage.
Lorsque chez vous, vous ouvrirez de nouveau les quatre évangiles, vous pourrez comprendre que, pour expliciter le mystère du Christ Jésus, Matthieu écoute et argumente ; Marc regarde et raconte ; Luc examine et expose ; Jean revit et communique.
Ecoutons comment le Père Lagrange, dominicain, celui qui a publié en son temps la synopse grecque des Evangiles, (Gabalda 1964), nous parle de Jésus, paraphrasant le passage de l’épître de Paul aux Philippiens :
« Celui qui a pris la forme de l’esclave, n’est pas un grand archange créé par Dieu , ni une âme humaine récemment produite, ni un homme caché quelque part en attendant sa manifestation : il était dans la forme de Dieu.
Un être céleste, en devenant homme, s’humiliait par là même, mais pour le Christ, qui étant Dieu est le maître, c’est prendre la forme de l’esclave, et cet abaissement est tellement inouïe, que le Christ a dû en quelque sorte se dégarnir, se dénuder, se vider de toute splendeur inséparable de la divinité, pour avoir la simple apparence d’un homme…
Le Christ était donc en possession de l’égalité avec Dieu, il ne pensait pas que ce fût là une usurpation dont il eût à rendre compte ; c’est de son propre mouvement qu’il s’est dépouillé et qu’il a choisi l’humilité. Dieu n’avait pas à récompenser, pour ce choix, cet être préexistant, car il n’avait rien à ajouter à la forme de Dieu ; mais cette nature d’esclave qui avait enduré si docilement la Croix, devait être glorifiée ». (Ph 2, 6-11).
Jésus vient donc dans le monde, pour faire la volonté du Père. Déjà Siméon l’avait à Marie : « Vois, cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël. Il doit être un signe en butte à la contradiction. » (Lc 2,34). « Alors que les Juifs réclament les signes du Messie, et que le monde grec recherche une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les peuples païens. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie est puissance de Dieu et sagesse de Dieu ». (1Co 1, 22-24).
Il le dira lui-même dans la synagogue de Nazareth en proclamant le passage du prophète Isaïe où il est écrit : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction. Le Seigneur m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs la délivrance, aux aveugles le retour à la vue, rendre la liberté aux opprimés, proclamer une année de grâce de la part du Seigneur. » (Lc 4, 16-19).
Et dans l’évangile de Jean : « Dieu à tant aimé le monde qu’il à donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son fils dans le monde, non pour juger le monde, mais pour que par lui, le monde soit sauvé ». (Jn 12, 47).
Et de poursuivre en Matthieu : « Terre de Zabulon et terre de Nepthalie, sur le chemin de la mer au delà du Jourdain. Le peuple qui était assis dans les ténèbres à vue une grande lumière ; et sur ceux qui étaient assis dans la région de l’ombre de la mort, une lumière s’est levée ». (Mt 4, 15-16).
Son argument est direct : « En vérité je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, s’il ne le voit faire au Père, car, je que fait, Celui-ci, le fils le fait pareillement ». (Jn 8, 29). « Celui qui me sert, sert celui qui m’a envoyé ».
Mais les juifs cherchent à le faire mourir en voyant les miracles et les guérisons qu’il accomplit. A Jérusalem on disaient : « N’est-ce pas celui qu’ils cherchent à faire mourir ? Et voici qu’il parle librement. Et ils ne lui disent rien ? Serais-ce que les Chefs ont reconnu que c’est bien lui le Christ ? Mais pour celui-ci, nous savons d’où il est ; le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est »… Et Jésus, enseignant dans le Temple leur dit : « Vous me connaissez ! Et vous savez d’où je suis ! Et cependant, je ne suis pas venu de moi-même, mais Il est dans la vérité de son acte, Celui qui m’a envoyé et que vous ne connaissez pas ? Moi je le connais, parce que je suis auprès de Lui, et c’est Celui-là qui m’a envoyé ». En entendant ces paroles, ils cherchaient à se saisir de lui. Mais personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue. (Jn 7, 25-30).
Pourtant le dernier jour le plus solennelle de la Fête, Jésus, debout, s’écria : « Si quelqu’un à soif, qu’il vienne à moi ! Qu’il boive, celui qui croit en moi ! Comme l’a dit l’Ecriture : des fleuves d’Eau vives s’écouleront de son sein ! ». (Jn 7, 37-38).
Jésus voulut faire prendre conscience à ses disciples, de ce dont ils étaient témoins : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir les choses que vous voyez et ne les ont pas vues, et entendre les choses que vous entendez et ne les ont pas entendues ».
Aussi un Docteur de la Loi se leva et pour l’éprouver lui dit : « Que dois-je faire pour avoir la Vie Eternelle ? Et la réponse de Jésus nous la connaissons : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme et de toute ta force et de tout ton esprit ; et ton prochain comme toi-même. » (Lc 10, 25-27).
Notre prochain, comme c’est difficile de l’aimer, de le considérer comme un autre nous-même. Ecoutons ce que Jésus nous dit en ce temps de carême : « Tout péché et tout blasphème sera remis aux hommes ; mais le blasphème contre l’Esprit, ne sera pas remis. Et quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis, mais quiconque en dira une contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera remis, ni dans ce siècle, ni dans le siècle à venir ». (Mt 12, 31-32).
Efforçons-nous d’entrer par la porte étroite, celle qui mène au salut. Car c’est désormais le jugement du monde. Maintenant, dit Jésus dans le Temple, quelques jours avant son arrestation : « Le prince de ce monde va être jeté dehors et moi quand j’aurais été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes ». (Jn 12, 32). Et Isaïe, en écho : « Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté : La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme. De même, devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce qu’on ne leur avait jamais dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler ». (Is 52, 13-15).
La foule qui l’écoutait lui dit : « Nous avons appris de la Loi, que le Christ demeure à jamais. Et comment dit-tu qu’il faut que le Fils de l’homme « soit élevé » ? Quel est ce fils de l’homme ? Jésus leur dit : « Encore un peu de temps, la lumière est près de vous. Marchez tandis que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent pas ; car celui qui marche dans les ténèbres ne sait pas où il va. Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin d’être des fils de lumière ». (Jn 12, 35-36). C’est le lendemain qu’il rencontra un figuier desséché et il dira : « Que jamais plus un fruit ne provienne de toi ! » (Mc 11, 14).
Seigneur, fais que nous ne soyons pas de ces figuiers sans feuilles, desséchés, sans racines. Au contraire, toi notre réconciliation, donne-nous les moyens d’être toujours en vie.
Et c’est en ce sens que Jean vient souligner que « quoiqu’il eut fait tant de miracles en leur présence, ils ne croyaient pas en lui ». Lors du discours après la Cène Jésus leur dit : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde vous aimerait, mais vous n’êtes pas du monde ». (Jn 15, 18).
Non, nous ne somme pas du monde, mains nous sommes dans le monde et le Christ nous demande de témoigner devant les hommes nos frères. En ré écoutant ces phrases de l’évangile, en les méditant, laissons-nous imprégner par la parole de Jésus, qu’elle devienne pour nous source de vie et de réconciliation avec le Père. Car il est venu pour racheter tous les hommes. Par sa mort sur la croix le Christ nous rachète et devient notre réconciliation. « Père, pardonne-leur, il ne savent pas ce qu’ils font » ! (Lc 23, 34). Le pardon rédempteur de Dieu, présent et agissant partout dans l’histoire, a trouvé dans le Christ son point central. Paul ne cessera de le rappeler dans ses lettres aux premières générations chrétiennes.
Et Jean-Paul II dans « Redemptor hominis » (4 mars 1979), souligne que « le mystère du Christ s’offrant lui-même en sacrifice au Père sur l’autel de la Croix, se renouvelle continuellement de par sa volonté ; sacrifice que le Père a accepté, échangeant le don total de son Fils, qui s’est fait « obéissant jusqu’à la mort », avec son propre don paternel, c’est-à-dire avec le don de la vie nouvelle et immortelle dans la résurrection, car le Père est la source première de la vie et celui qui la donne, depuis le commencement. Cette vie nouvelle, qui implique la glorification corporelle du Christ crucifié, est devenue signe efficace du don nouveau fait à l’humanité : ce don c’est l’Esprit Saint grâce auquel, la vie divine que le Père a en lui et qu’il donne à son Fils se trouve communiquée à tous les hommes, qui sont unis au Christ ». (n° 20).
Cette mission de réconciliation par la mort sur la Croix, Jean en parle, en observant que Jésus devait mourir « afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés ».
Ainsi la réconciliation est un don et une initiative de Dieu. Et elle se concrétise, dans le mystère du Christ Rédempteur, réconciliateur, du Christ qui nous libère du péché sous toutes ses formes. « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous. Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout ce qui nous oppose à lui ». (I Jn 1,8-9).
Paul dans la lettre aux Romains affirme : « Si, étant ennemis, nous fûmes réconciliés à Dieu par la mort de son Fils, combien plus une fois réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie, et pas seulement cela, mais nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ par qui, dès à présent, nous avons obtenu la réconciliation. » (Rm 5, 10-11).
Puisque Dieu nous a réconciliés avec Lui par le Christ, laissons-nous réconcilier avec lui. St Léon le Grand nous le dit, en méditant sur la passion du Seigneur : « Tout ce que le Fils de Dieu a fait et enseigné pour la réconciliation du monde, nous ne le connaissons pas seulement par l’histoire du passé, mais encore de nos jours, nous en éprouvons l’efficacité par ses œuvres présentes. La réconciliation réalisée par son humanité, nous la sentons dans l’efficacité des mystères célébrés par son Eglise, pour laquelle il s’est livré lui-même et qu’il a établie comme signe et en même temps comme instrument de salut ».
Oui, nous pouvons dire que l’Eglise est signe de réconciliation dans le Christ, parce qu’elle nous montre les chemins qu’il faut emprunter et nous offre également les moyens pour les atteindre en ce temps de carême.
Quels sont ces chemins ? Conversion du cœur et victoire sur le péché, rejet de l’égoïsme, de l’injustice, de la domination et de l’orgueil, mais également, comme signe de notre réconciliation, un cœur pur, le rejet de l’attachement systématique aux biens matériels et de la recherche effrénée du plaisir.
Pour réaliser cela, soyons à l’écoute de la Parole de Dieu, fidèle à l’adoration eucharistique, à la prière personnelle et communautaire qui nous est proposée durant ces cinq semaines. Et puis le sacrement de la réconciliation, le sacrement de pénitence est là pour tout remettre dans l’ordre des chose, selon la volonté de Dieu.
Répondons à l’appel du Seigneur et essayons de réaliser cet idéal de toutes nos forces. Demandons la grâce en ces jours de carême, de faire de notre cœur, « un véritable désert intérieur, comblé de silences et d’amour ; Dieu désire nous prendre dans sa miséricorde, pour faire de nous des enfants bien aimés, livrés sans réserve à l’amour de leur Père ». (Saint Bruno).
Glorifier Dieu en toutes choses. Que ces prochains jours, nous nous mettions à son écoule afin qu’il suscite dans nos cœurs, cette ardeur à se donner sans réserve au Christ. Et pour lutter contre l’orgueil, essayons une fois encore de gravir les degrés de l’humilité avec les moyens qui nous sont offerts et proposés par l’Eglise : pauvreté en tout, chasteté recherchée et vécue et bien sûr, l’obéissance à ce que Dieu nous demande de réaliser, qui doit souligner toutes nos actions, afin d’être dans une paix profonde avec Lui. (Saint Benoît).
Je conclue en rappelant à nos mémoire ces phrases de Jean-Paul II dans l’encyclique « Dieu riche en miséricorde » (30 nov. 1980) : « Le Christ, le Crucifié, est le Verbe qui ne passe pas, il est celui qui se tient à la port et frappe au cœur de tout homme, sans contraindre sa liberté, mais en cherchant à en faire surgir un amour qui soit, non seulement un acte d’union au Fils de l’homme souffrant, mais aussi une forme de « miséricorde », manifestée par chacun de nous au Fils du Père éternel ». (n° 8)
Fais Seigneur, que nous entendions les coups que tu frapperas à notre cœur cette semaine, pour pouvoir te répondre immédiatement et te dire : « Entre, Roi d’amour, viens prendre place en moi, transforme-moi au plus intime de moi-même ».
« Je t’aime ; prends pitié de moi Seigneur Jésus, Toi notre réconciliation, accompagne-moi sur la route de la conversion tout au long de ce carême, avec Marie et Joseph, sous le regard d’amour du Père et de l’Esprit Saint ». Amen.


Mgr Jean-Pierre Ellul

Parole de Dieu : Ezéchiel 18, 21-28 - Psaume 129 - Matthieu 5, 20-26

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