1er janvier 2008 - Sainte Marie Mère de Dieu

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Frères et Sœurs,

En ce premier jour de l’année 2008, avec mes vœux de bonne et sainte année, je me joins à tous mes confrères pour vous souhaiter tout ce que vous désirez. Accueillez ce que le Seigneur vous permettra d’accomplir, avec une bonne santé, morale et spirituelle. Pour ceux qui nous sont chers, et ceux que nous rencontrerons, en cette période de vœux, ces phrases de la première lecture du Livre des Nombres sont bienvenues : Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu'il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu'il t'apporte la paix !'

J’accueille celles et ceux qui se joignent à notre eucharistie paroissiale, et je n’omets pas, bien sûr de demander au Seigneur de garder celles et ceux qui l’année dernière sont allés contempler la face du Dieu vivant.

En cette octave de Noël qui va se terminer, je voudrais rappeler qu’en ce premier jour de l’année nous faisons mémoire de Marie, la Théotokos, la Mère de Dieu, qui a dit oui, nous donnant son Fils Jésus, dans la nuit de Bethléem. « Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception. » C’est vers Lui que nous continuerons de nous tourner tout au long de cette année nouvelle, en demandant à l’Esprit Saint, l’Esprit créateur de demeurer sur nous.

C’est également ce mardi 1er janvier 2008, le 40e anniversaire de la célébration de la première Journée mondiale de la Paix (1968-2008). Fruit d'une intuition providentielle du Pape Paul VI, poursuivie avec une grande conviction par le Pape Jean-Paul II, la célébration de cette Journée a permis à l'Église, au fil des années, de développer, à travers les Messages publiés à cette occasion, une doctrine lumineuse en faveur de ce bien humain fondamental.

Il y a aussi soixante ans que l'Organisation des Nations unies, rendait solennellement publique, la Déclaration universelle des Droits de l'homme (1948-2008). Par ce document, la famille humaine a voulu réagir aux horreurs de la Deuxième Guerre mondiale en reconnaissant son unité, fondée sur l'égale dignité, de tous les hommes et en mettant au centre de la convivialité humaine, le respect des droits fondamentaux de tout individu et de tout peuple : ce fut là un pas décisif sur le difficile et exigeant chemin vers la concorde et la paix.

Et comment ne pas mentionner la célébration du 25e anniversaire de l'adoption par le Saint-Siège de la Charte des droits de la famille (1983-2008), À la lumière de ces célébrations significatives, le Pape Benoît XVI, nous invite tous à prendre une conscience plus claire de notre appartenance commune à l'unique famille humaine, et à s'employer pour que la convivialité sur la terre soit toujours davantage le reflet de cette conviction, dont dépend l'instauration d'une paix véritable et durable. Il invite aussi tous les croyants à implorer Dieu inlassablement, pour qu'il nous accorde le grand don de la paix. Quant aux chrétiens, dit Benoît XVI, ils savent qu'ils peuvent se confier à l'intercession de Celle qui, étant la Mère du Fils de Dieu, qui s'est fait chair pour le salut de l'humanité tout entière, est notre Mère à tous.

La "Famille humaine, communauté de paix" est le thème du message adressé par le pape à l’occasion de la 41Journée mondiale de la paix. Ce beau texte que vous méditerez, souligne l’interaction positive, qui relie la famille et la paix, constituant l'une des conditions pour une approche culturelle, sociale et politique des conditions de la paix pour notre temps.

De fait, la première forme de communion entre des personnes est celle que l'amour suscite entre un homme et une femme décidés à s'unir de façon stable pour construire ensemble une nouvelle famille. Mais les peuples de la terre sont aussi appelés à instaurer entre eux des relations de solidarité et de collaboration, comme il revient aux membres de l'unique famille humaine: « Tous les peuples, a déclaré le Concile Vatican II, forment ensemble une seule communauté, ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter tout le genre humain sur toute la surface de la terre (cf. Ac 17, 26), et ont une seule fin dernière, qui est Dieu.»

Une condition essentielle de la paix dans chaque famille, réside dans le fait que cette dernière s'appuie sur le fondement solide de valeurs spirituelles et éthiques communes. Mais il faut aussi ajouter que la famille fait une authentique expérience de paix, quand chacun de ses membres est assuré d'avoir le nécessaire et quand le patrimoine familial, fruit du travail de certains, de l'épargne d'autres et de l'active collaboration de tous, est bien géré, dans la solidarité, sans excès ni gaspillage. Pour qu'il y ait la paix dans la famille, il faut donc que, d'une part, il y ait une ouverture à un patrimoine transcendant de valeurs et que, d'autre part, et cela n'est pas moins important, il y ait en même temps une bonne gestion, tant des biens matériels que des relations entre les personnes. Négliger ces aspects a pour conséquence, que la confiance réciproque est compromise, en raison des incertitudes qui menacent l'avenir du noyau familial.

C’est ce que la famille de Nazareth a mis en pratique. Recevant tout de Dieu, ils trouvaient dans la prière quotidienne de la Thora, des psaumes, les explications et les célébrations de la synagogue, et de leur propre vie familiale, les valeurs qu’ils avaient d’ailleurs devant leurs yeux, puisque l’Enfant Jésus, porteur du message d’amour du Père, par sa présence cachée au milieu d’eux, en était un témoignage vivant.

Bonté et miséricorde de Dieu, confiance et respect, travail, prières, cela ils le vivaient quotidiennement. Certains diront que cela leur était plus facile.

Mais pour nous, cela l’est également ! Nous avons la Parole de Dieu, nous avons l’Eucharistie, nous avant la présence réelle du Christ, nous avons l’Eglise et ses documents magistériels, et même, nous sommes devenus par le baptême, configurés à Lui, nous sommes ses frères et sœurs, membres à par entière de sa famille, car « tous ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique, ceux-là sont, dira-t-il un jour, et ma mère, et mes frères et mes sœurs. »

Et Paul le redit dans sa lettre aux Galates (Ga. 4, 4-7)  « Dieu a envoyé son Fils, pour racheter ceux qui étaient sous la domination de la Loi et pour faire de nous des fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : envoyé par Dieu, l'Esprit de son Fils est dans nos cœurs, et il crie vers le Père en l'appelant «Abba». Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils, et comme fils, tu es héritier par la grâce de Dieu. »

En ce premier jour de l’année, remercions le Seigneur pour toutes les grâces reçues, et formulons dans notre cœur une prière d’abandon, pour que nous répondions toujours positivement, lorsque le Seigneur viendra nous visiter et voudra une fois encore faire en nous sa demeure.

Frères et Sœur très bonne et sainte année, sous le regard de Marie et du Christ Seigneur. Amen.

 

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