Fête du Christ-Roi de l’Univers

Publié le

                        Messe à St Charles 28 octobre 2007

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit – Amen.

Frères et Sœurs,

C’est donc en la fête du Christ-Roi de l’Univers que nous nous retrouvons dans cette belle église « néo-renaissance », qui sera désormais notre église.

Nous avons une pensée, une prière, en ce dimanche, pour celles et ceux qui depuis le jour de sa consécration, un 3 novembre 1826,  ont célébré l’Eucharistie et les sacrements de l’Eglise, sous la responsabilité des différents curés qui se sont succédés, faisant d’eux, par leur baptême, des envoyés pour proclamer et vivre l’Evangile du Christ.

La fête du Christ-Roi de l’Univers instituée par le pape Pie XI en 1925, voulait redire que le Christ est premier et que c’est en son nom que nous sommes sauvé et pardonné de nos péchés. Roi des âmes et des consciences, des intelligences et des volontés, le Christ est aussi le Roi des familles et des cités, des peuples et des nations, le Roi de l’Univers tout entier. Cette fête était donc instituée également, pour interpeller les laïcismes, les nationalismes, qui en ces années voulaient et  semblaient apporter une réponse toute faite aux problèmes politiques, éthiques, moraux dans certains pays du monde, organisant la vie sociale comme si Dieu n’existait pas.

C'est le Christ, son message d’amour proclamé dans l’Evangile, le don de son Corps et de son Sang, sa passion, sa croix glorieuse, sa résurrection dans la gloire, qui furent montrés, proposés, à la conscience des peuples, et l'Eglise catholique rappela que seul le Christ était le libérateur, seul le Christ pouvait apporter une réponse fondamentale aux problèmes de l’homme et du monde. Car il apportait l'Amour, il était la Paix... il montrait le prochain, l’autre et celui que nous n’aimons pas, comme un  frère, il demandait de respecter les Commandements de Dieu et de l'Eglise qui chaque jour étaient bafoués.

Rien n'y fit, pas même les nombreuses victimes tombées sous les balles aux cris de "Vive le Christ-Roi". Le lent processus qui en ces années-là, depuis la Russie et les pays de l'Est, trouvant son apogée en Allemagne - ce lent processus nationaliste de déchristianisation était en marche, broyant sur son passage, ceux que la race, la religion, la philosophie, rejetaient comme "indignes d'être des humains".

Alors que le Christ Jésus s’est livré pour nos péchés afin que nous ayons la vie éternelle. Des milliers de chrétiens témoignèrent de leur foi en la Vie Eternelle. Et St Paul le rappelle dans sa lettre aux Ephésiens : « Il nous a élus en lui, dès avant la formation du monde, pour que nous soyons saints et immaculés en sa présence, dans l’amour… Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé. En lui nous trouvons la rédemption par son sang, la rémission de nos fautes. » Et dans les Colossiens que nous venons de lire : « C’est lui qui est la tête du Corps, c'est-à-dire de l’Eglise… car en lui, Dieu s’est plu à faire habiter la plénitude, en réalisant la paix par le sang de sa croix ! »

C’est donc une vie nouvelle dans le Christ que nous devons mener, jour après jour, dans la joie et la vérité, malgré nos difficultés. Il est là, le Seigneur, le Roi de l’Univers, il tend ses bras vers nous pour nous dire son amour et sa mansuétude.

Descendons profondément dans nos âmes et dans nos cœurs, revoyons toute notre vie à la lumière de l'Evangile du Christ, continuons d’avoir et de vivre une foi vive, solide, confiante, que nous transmettrons à nos enfants ; soyons fiers et sûrs d'être rejoints par celui qui est la Vérité : Notre-Seigneur Jésus Christ !

Il a été immolé pour nous, il a reçu puissance, sagesse, force et honneur. Et tout cela il nous le communique.

Voyez-vous en cette fête du Christ-Roi de l’Univers, le Fils de Dieu, revenant sur notre terre pour juger les vivants et les morts ?

Le voyez-vous questionnant nos vies ; nous engageant à plus d'amour, de miséricorde et de charité, de partage, de prière, d’adoration et de pardon ?

Serons-vous surpris qu'il se montre à toute l'humanité, même à ceux qui l'ont transpercé, trahi, mis à mort ? Serons-nous déçus qu'il ne nous apparaisse pas uniquement à "nous", nous qui avons tant fait pour lui,... tant de sacrifices, tant de prières, tant de supplications,

En fait, il nous demandera toujours et encore : quelle est notre foi ? Qu'est-elle ? Inébranlable ? Inaltérable ? Versatile ? Fidèle ? Opportuniste?

Car au jour de notre mort, au jour du jugement, nous paraîtrons à nu devant lui, devant le Fils de Dieu, et lui qui est l'Amour, il  verra le fond de notre conscience et de notre cœur !

        Mais nous, nous lui serons fidèles ! Nous serons là, avec lui, sur le chemin de sa Croix, sur le chemin de la Vie qui mène vers l'éternité.

Nous ne nous sauverons pas, comme les disciples, qui l’avaient laissé seul. Nous écouterons la question que pose Pilate : "Donc, tu es Roi ?" Nous entendrons la réponse de Jésus : "Ma royauté ne vient pas de ce monde."Oui, je suis Roi, je suis venu dans le monde, pour ceci : « rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix ! »

        Ecoutons retentir la voix du Christ. Nous sommes des témoins de la Vérité et pour pouvoir mieux en témoigner, nous décidons de changer notre cœur, de changer dans notre vie, ce qui n’est pas chrétien. Oui, nous revoyons nos existences dans le miroir de l'Evangile.

Le Christ, là devant nous, présent dans le Tabernacle de l’Autel, ce tabernacle que nous ne laisserons pas seul, que nous viendrons visiter, prier. Jésus nous redit :"Je suis l'Alpha et l'Oméga, je suis celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant".

        Alors, répondons dans le fond de notre cœur, "Seigneur, toi qui sais tout, tu sais bien que je t'aime, et que j'attends, dans la prière, ton retour dans la gloire".

        Frères et Sœurs, en présence de St Charles Borromée, dont nous célébrerons la fête dimanche prochain, sous le regard maternel de Marie, Notre-Dame des Malades, dans cette église où Frédéric Ozanam, un des champions de la charité fut enterré, nous remercions le Seigneur pour tout ce qui nous sera donné d’y vivre désormais.

Que le Seigneur de la paix soit toujours avec vous. Amen

  

Publié dans Divers

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article