Eglise Ste Anne de Bône

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Dans la Série "LES EGLISES DE BÔNE"

 

 

Eglise Sainte-Anne de Bône

 

 

Parue dans l'Algérie Catholique, N° 11, novembre 1937
(Envoyé par M. Roger Sabaton)

 

 

 

 

 


Vue extérieure de l'Eglise Sainte-Anne (Colonne Randon, Bône)
(Photo Roblédo)

 

 

Origine de la paroisse

 

 


       Une chapelle, sous le patronage de St-Eloi, venait d'être bâtie à l'Allelik (au lieu dit aujourd'hui " les Usines ") par la Direction des Hauts-Fourneaux ;
M. Lafontan, vicaire de Bône, en devenait aumônier et curé de Duzerville, en septembre 1856.

 

 

       Mais déjà, à l'ouest des remparts de la ville, entre les portes de l'Aqueduc et d'Hippone, un coquet village se dessinait avec villas et jardins, sur un terrain que ne désertaient pas encore gibiers d'eaux et de broussailles. Un décret du 17 mars 1862 érigea en paroisse " l'Allelik-Ste-Anne ", et, M. Micholet, vicaire d'Orléansville, en fut le premier curé.

       Son successeur, M. Clermonteix, loua d'abord, dans la rue Sadi Carnot, une salle où il venait, de l'Allelik, célébrer les offices. C'était en 1864, le nombre des baptêmes était de 27, il allait augmentant chaque année et passait à 53 en 1867.

 

 

La première église  

 

       Il fallait un local plus vaste pour réunir les fidèles du faubourg. On fit choix d'une salle servant de brasserie, à l'angle des rues Sadi Carnot et Dr-Mestre, appartenant à M. Bardé, on la loua pour douze cents francs par an. Un clocher fut élevé qui reçut une cloche achetée par souscription et dont le parrain fut M. Joseph Gauci, (cette cloche qui donne trois notes différentes au même coup de battant, sert encore). On fit les aménagements nécessaires pour l'église et le presbytère.  

 

       Le 10 mai 1866, à 8 heures, M. Goudard curé de Bône, bénit l'église et célébra une messe solennelle.  

 

       L'année suivante, à Pâques, M, Clermonteix habite le presbytère de Sainte-Anne. Mgr de Lascases, premier évêque de Constantine, donne la Confirmation en juin. En 1869, les offices ne sont plus célébrés à l'Allelik et la chapelle est bientôt désaffectée.  

 

       M. Fontbonne ne sera curé de Sainte-Anne que pendant deux ans. Il avait succédé à M. Clermonteix fin janvier 1875 ; en janvier 1877 il devenait aumônier de l'Hôpital Militaire.  

 

       M. Montastruc, originaire de Toulouse, ne sera guère plus long à Sainte-Anne. Pourtant, son caractère ouvert et expansif lui vaudra une grande popularité.  

 

       M. Schwab Lambert est curé de Sainte-Anne, de mai 1879 à fin mars 1886. En 1881, la paroisse s'enrichit. En juin, au château de l'Elisa, de l'Asile des Petites Sœurs des Pauvres pour les vieillards.
       Il devait être transporté à Hippone en 1885. En octobre s'ouvre
le Petit Séminaire Saint-Augustin dont les professeurs se feront à la paroisse les auxiliaires du curé. L'Ecole Libre des Sœurs de la Doctrine Chrétienne. M. Schwab eut pour successeur, en avril 1886, M. Jacques Compayrot qui était en même temps aumônier militaire succursaliste. Il visitait les soldats de l'Hôpital trois fois par semaine. Prêtre très dévoué et de grande modestie, il devint Vicaire général de Constantine. M. Joseph Beille, qui lui succède d'octobre 1892 à juin 1896 établit l'Apostolat de la Prière, s'occupe spécialement de la chorale et du soin de malades. Il quitta à regret la cure de Sainte-Anne pour celle de Jemmapes. 

 

Eglise actuelle  
       
Avec M. Delabaye Athanase, curé entre juillet 1896 et octobre 1902, on verra s'élever un édifice de grandes proportions qui sera la nouvelle église. La commune a acquis, pour la somme de 15.000 francs environ, quatre jardins dont un donné gracieusement par les héritiers Bourgoin. Un comité a été constitué en mars 1901, dont voici la, composition : MM. J. Bertagna, négociant, maire de Bône ; Marchis, avocat-défenseur, conseiller général ; A. Chancel, ingénieur, conseiller municipal ; Montastruc, curé de Bône ; Delabaye, curé de Sainte-Anne ; Présidents d'honneur. Président : M. A. Pancrazi, négociant, conseiller municipal. Vice-président : M. J. Manuelli, propriétaire, conseiller municipal. Secrétaire : M. E. Coudeyri, publiciste, conseiller municipal. Secrétaire adjoint : MM. Zammit, sous-chef du Secrétariat à la Mairiel. Membres du Comité : MM. J. Magliulo, architecte, conseiller municipal ; F. Tanti, négociant, conseiller municipal ; V. Portelli, membre du Conseil de Fabrique ; P. Joly, distallateur ; F. Journet, directeur de la Fabrique d'allumettes.  

 

       Depuis dix ans la ville de Bône cherchait à donner à Sainte-Anne une église modeste, mais avec l'importance de la population. Un plan avait été dressé par M. Magliulo, architecte.  

 

       Le devis, s'élevait à 90.000 francs, non compris le prix du terrain. La commune s'engageait pour 60.000 francs, le Gouvernement donnait 8.000 francs, le Comité allait s'occuper de recueillir les souscriptions pour parfaire la somme nécessaire. Le 4 août 1901, en la solennité de Sainte-Anne, patronne de la paroisse, une grande procession part de la vieille église et se rend sur le terrain où 700 chaises ont été disposées, un autel dressé sous une tente immense ; des drapeaux, les oriflammes flottent au-dessus des aloès et parmi les oliviers. Mgr Metter, curé de Norman, bénit le terrain, assisté de M. Delabaye et de M. Roche, curé d'Aïn-Mokra. M. Leroy, aumônier d'Hippone, donne une allocution particulièrement éloquente et sollicite la générosité des fidèles.  

 

       Le 5 septembre 1901, le monument est mis en adjudication, et M. Joseph Rossi, entrepreneur, commence les travaux au début de 1902.  

 


       Le dimanche 27 juillet 1902, à 5 heures du soir, une procession, organisée par M. le Curé, part de l'église de la rue Sadi Carnot M. l'abbé Victor Gauci porte la relique de Sainte-Anne ; M. Mercadier, aumônier de l'Orphelinat, l'accompagne. Sur le terrain de la future église, M. Leroy donne une allocution, bénit la première pierre, et l'on revient à la vieille église pour la Bénédiction du Très-Saint Sacrement.

 

 

       Le 1er octobre 1902, M. Augustin Maurel est nommé curé de Sainte-Anne, tandis que M. Delabaye lui succède à Batna.

Vue intérieure de l'Eglise Sainte-Anne
Photo Robledo


       
La nouvelle église fut bénite et inaugurée par Mgr Gazaniol le dimanche 20 décembre 1904. Etaient, présents : MM. Simone et Mercadier, vicaires généraux; MM. Montasture, curé de Bône; Puisségur, curé de Sétif, Leroy, V. Gauci, Lafforgue et Francaz, vicaires de Bône ; P. Parendel s. j., Maurel, curé ; MM. Marchis, maire; Petrolacci, conseiller général; Magliulo, architecte; Joseph Rossi, entrepreneur ; les membres du Comité, etc... M. Maurel remercie tous ceux qui avaient contribué à la construction de l'église et fit grande la part de ses prédécesseurs, Mgr Gazaniol, à son tour, salua et remercia l'administration municipale. Il témoigna sa gratitude au Gouvernement général, au Conseil départemental qui avaient contribué à l'érection du monument. Il développa ensuite ces d'eux idées : " L'église, maison de Dieu et Maison de l'homme. " Pendant la bénédiction de l'église et la récitation des, psaumes liturgiques une fanfare se fit entendre. La bénédiction terminée, Monseigneur célébra la messe au cours de laquelle le chœur des chanteuses dirigé par Mme Tomasini exécuta de beaux chants de circonstance. L'orchestre à cordes de M. Fabre prêta également son concours. Dès ce moment la maison Marin devint le presbytère. Il restait à orner l'église, c'est ce que firent M. Maurel et ses successeurs.

 

       Aujourd'hui, quand on entre dans l'église, on la voit ornée de chaises neuves et des bancs très modestes; de nombreuses statues dont celle très expressive de Sainte Anne placée en retrait au-dessus du Maître-Autel et qui vient de la vieille église. En face la chaire, un grand Christ offert par M. Joussin de Duzerville et bénit par M. Montasture le 26 février 1904. Le Chemin de Croix, offert en majeure partie par Mme Audureau fut érigée par M. Leroy le vendredi 7 octobre 1904.

 

       Le Maître-Autel, en marbre, don de M. l'abbé V. Gauci, fut consacré le lundi 15 décembre 1913 par Mgr Bouissière, entouré de M. Simone, vicaire général, des chanoines Branche, Orsoni, Maurel, de MM. Francoz et des vicaires de la Cathédrale. Il renferme des reliques, de St Déodat et de Ste Candide. Il est encadré de deux anges porte-candélabres.  

 


Maître-Autel de l'Eglise Sainte-Anne
Photo Robledo.


       En avant ont été placées quatre stalles de noyer, en juillet 1936.

 

 

       Le chœur est éclairé par cinq grands vitraux et quatre plus petits placés par les soins de M. Maurel. Dans les chapelles et les bas-côtés, 25 vitraux placés par M. Brunier.

 

 

       Le 10 juin 1928, des orgues, qui vont remplacer l'harmonium venu de la vieille église, sont bénites par M. Avison, aumônier de l'orphelinat. Quelques modifications y seront apportées, en octobre 1934 et en novembre 1936, qui embelliront l'instrument et donneront plus de place disponible à la tribune.

 

 

       Une deuxième cloche, pesant 553 kilos, don de Mme Manuelli et de M. Bory de l'Allélik fut bénite par Mgr Simorre, le 10 décembre 1911.

       A M. Maurel qui avait donné sa démission pour raison de santé et qui se retirait sur la paroisse succéda M. Brunier qui arriva le 1er mars 1916. Le père Berto avait rempli les fonctions de curé depuis le départ de M. Maurel, c'est-à-dire pendant trois mois.  

 

       Pendant la mobilisation de M. Brunier sur le front français, du 19 octobre 1916 au 17 novembre 1918, le Père Tribouly fut chargé du soin de la paroisse. C'était un prédicateur fécond, un prêtre très surnaturel et dévoué, accueillant pour ses confrères. Bon musicien, il changea merveilleusement la façon de chanter des enfants de chœur.  

 

       M. Brunier s'occupa beaucoup de l'embellissement de l'église; prêtre d'un caractère pacifique, il laissa d'unanimes regrets, lorsque, se rendant compte qu'i ne pouvait suffire à la tâche même aidé d'un vicaire, il donna sa démission et partit pour la Savoie le 8 juin 1933.

 

       Son successeur fut M. Camille Rességuier, curé de Saint-Arnaud, qui arriva dans la paroisse le 19 octobre 1933 et fut installé par Mgr Thiénard assisté de MM. les chanoines Bernard et Avison. Il aménagea et habita le nouveau presbytère acquis par l'Association Diocésaine. Il fil construire la salle paroissiale et commença la construction de la chapelle de la Cité Chancel. Mais son passage fut rapide; il mourait le 27 mai 1935 à l'âge de 50 ans; après avoir dit sa messe comme à l'ordinaire. Ses funérailles furent présidées par M. Beruard archiprêtres, auquel s'était joints les prêtres du district ; les fidèles que cette mort imprévue avait beaucoup frappés assistèrent nombreux et recueillis à la sépulture.

 

       Son successeur et curé actuel, M. Martimort Joseph, curé de Biskra, fut installé le dimanche 29 septembre 1935 par Mgr Thiénard assisté de MM. les chanoines Beirard et Avison. Etaient également à la cérémonie: M. Coureau Jean qui allait devenir curé de la nouvelle paroisse Sainte-Thérèse, les Pères d'Hippone, M. Ichansou, vicaire, M. Patti Salvator, enfant de la paroisse, vicaire à Rabat. L'assistance était nombreuse.

 

Prédicateurs

 

       Nous ne citerons pas ici les noms des prêtres qui sont venus des environs de France, de Malte ou d'Italie pour prêcher à Sainte-Anne un carême, une mission ou une première communion, ou encore pour monter en chaire à l'occasion d'une fête. Nous voulons tout de même rappeler le nom de M. le chanoine Leroy, aumônier d'Hippone, qui ne refusait jamais une invitation de M. le curé de Sainte-Anne ; souvent et en des circonstances diverses il prêcha à Sainte-Anne et toujours avec éloquence. En compensation, M. le curé de Sainte-Anne montait souvent à Hippone et il n'était guère de fête de la Basilique où il ne se rendit utile, où il n'amenât sa chorale. M. Leroy mourut le 7 janvier 1927, ses funérailles furent célébrées à la Cathédrale sous la présidence de Mgr Thiénard; son corps repose dans là crypte de la Basilique.

 

Les associations

 

       L'Association des Jeunes Filles est sans doute la plus ancienne association pieuse de la paroisse, bien qu'ayant pris des dénominations différentes. De tous temps, l'exécution des chants liturgiques à l'église lui a été confiée. " La Congrégation du Sacré-cœur " établie dès l'ouverture de l'école libre en 1881 par M. Schwab, devient " l'Association des Enfants de Marie " en 1919, avec M. Brunier et Sœur Marie-Antoinette de la Doctrine. C'est maintenant le " Patronage Ste-Thérèse " au sein duquel se recrutent les membres du chœur des chanteurs, des catéchistes volontaires, des Enfants de Marie, des quêteurs pour le denier du Culte, des dévouements habiles pour l'ornementation des autels. Ce Patronage donne en outre de fort belles séances récréatives.

 

       Le Patronage des Jeunes Gens de M Meillan, à peu près dispersé pendant la guerre, s'est reformé depuis quelques années; il a pour but la formation religieuse et civique de ses membres. Il prend part aux chants liturgiques. Il s'occupe aussi de bonne presse et donne dans la salle paroissiale de bonnes représentations de cinéma le dimanche après les Vêpres C'est le " Patronage Ste Jeanne d'Arc "

 

       Les Dames des Tabernacles. - Pendant la guerre M. Maurel avait groupé, pour un ouvroir, des Dames qui travaillèrent pour les soldats et les réfugiés. Des Dames continuent à se réunir tous les vendredis après-midi et s'occupent, sous la direction de Sœur Marguerite, des Religieuses de St-Vincent-de-Paul, de l'OEuvre des Tabernacles.

 

       La Fraternité du Tiers-Ordre de St-François fut établie par le père Triboulet tandis qu'il remplaçait M. Brunier mobilisé. L'élection du Discrétoire a eu lieu il y a quelques semaines.

 

       L'Association des Mères Chrétiennes dont les réunions mensuelles ont lieu régulièrement depuis quelques années, vient d'élaborer ses statuts et d'élire son Conseil. Sa patronne spéciale est Ste Rita.

 

LES ŒUVRES

 

       Paroisse de l'Allélik. - M. Sultana ayant élevé une chapelle dans ses jardins, l'Allélik est distrait de Ste-Anne el érigé en paroisse par ordonnance de Mgr Bonissière en date du 17 décembre 1913, M. le chanoine Paul Vassalo, ancien vicaire de Philippeville, retiré à Bône, en devient de premier curé et est installé par Mgr, le 18 décembre .1913.

 

       Paroisse Ste-Thérèse. - La partie du territoire prise sur Ste-Anne pour la création de cette nouvelle paroisse, le 6 octobre 1935, est comprise entre la route du Fort Génois à l'Est, et le Chemin de Ceinture, le Cimetière, les Beni Ramassés et la cité Mascort jusqu'au pont de l'Oued Kouba.

 

       Collège de Garçons. - Bien que ce collège soit sur la paroisse Ste-Anne, les cours, d'instruction religieuse, dans cet établissement, ont été confiés au clergé de la Cathédrale, à la rentrée d'octobre 1933, par Mgr Thiénard.

 

       Chapelle St-Antoine de Padoue. - De puis une vingtaine d'années, clergé ou catéchistes faisaient le catéchisme à la Cité Auzas, tantôt dans une salle, tantôt dans une autre; quelquefois dans les ruines de l'ancienne Hippone où un crucifix, accroché à un pan de mur des thermes, présidait à la pieuse réunion. M. Brunier finit par charger spécialement Sœur Marguerite, des Filles de la Charité, qui s'occupait déjà de la visite des malades dans la paroisse, de ce cours de catéchisme. L'église était éloignée, surtout pour les enfants sortant de classe. Les enfants du catéchisme étaient nombreux une centaine.


 

 

       Les grandes personnes étaient fort peu nombreuses à pratiquer la religion. Il fallait trouver une autre solution. M. Besseguier se hâta de commencer à la résoudre. Il acheta, par acte notarié, pour le compte de l'Association diocésaine à qui il en faisait don, un lot de terrain de 300 m2 à la cité Gatt. Il confia à M. Gandolphe, entrepreneur de transports, le soin de faire construire là, à douze cents mètres de l'église Ste-Anne environ, une salle de catéchisme à allure de chapelle. M. Bulle fut choisi comme architecte.

 

       M. Rességuier étant mort tandis que les fondations étaient à peine sorties de terre, Mgr confia à M. Ichanson, vicaire le soin de poursuivre cette ceuvre. M. Martimort, nouveau curé, arrive lorsque l'église est déjà couverte. Il fait faire un plafond, fait surélever le chœur, demande à l'entrepreneur de ne faire aucun crépissage extérieur, de couvrir seulement les briques, de mettre enfin des fermetures aux ouvertures pour que l'édifice puisse servir au plus tôt aux catéchismes. Il y a d'ailleurs vingt francs seulement en caisse, et guère de signes qui promettent de pouvoir se libérer comme il conviendrait des dépenses déjà faites.
       Mais M. Gandolphe est plus confiant, il affirme à M. le curé qu'il n'a pas à se préoccuper de la question d'argent. On finit le crépissage extérieur, on surélève le clocher, on embellit la façade. Enfin Mgr exprime le désir que la chapelle soit bénite au plus tôt, que la messe y soit célébrée le dimanche, que le St-Sacrement y soit conservé. La présence d'un deuxième vicaire à Ste-Anne, permet de réaliser ces désirs.

 

       Le dimanche 19 janvier 1936, M. le curé bénit, à l'église Ste-Anne, une statue de St-Antoine, don de Mme Tabone. Sitôt après, la statue est portée solennellement en procession jusqu'à la nouvelle chapelle. Après avoir béni la chapelle, tandis que les deux Patronages chantent des psaumes et des cantiques, M. le curé adressé à là foule, massée sur la rue, quelques paroles, les fidèles rentrent alors, et la cérémonie se termine par la bénédiction du T. S. Sacrement: Désormais on célèbrera la messe chaque dimanche à la chapelle, deux cents personnes y assisteront. On y fera le catéchisme tous les jours; sur cinq cent quarante-huit enfants de la paroisse inscrits au cours de catéchisme pour l'année 1936?1937, cent dix le sont à la chapelle.

 

       En ce moment, la paroisse ne compte que deux prêtres, il ne peuvent suffire, et cette situation ne saurait se prolonger sans préjudice pour tous. En attendant que Mgr ait la possibilité d'envoyer un deuxième vicaire, le clergé de la paroisse est heureux de profiter de l'aide du père Merlin, recteur de la Basilique, pour célébrer habituellement la messe du dimanche; du dévouement de Sœur Marguerite pour les catéchismes.

 

       Le dimanche 18 octobre 1936, une cloche, don de Mme Lucie Fenech, a été bénite à St-Antoine. Dans la semaine du 20 au 26 septembre, le sol a été recouvert d'un très utile et beau carrelage en Marmosas, don de M. Rodari de Biskra. Le dimanche suivant, heureuse surprise : des bancs pratiques et élégants ont remplacé les chaises de jardin; ils viennent de l'atelier de M. Arpino de la Cité.

 

       Les peintures de la chapelle offertes par M. Marchetti seront bientôt terminées. Deux anges porte-candélabres, don de Mme Gatt, sont annoncés, déjà deux magnifiques colonnes les attendent. On a proposé des statues, elles pourront peut-être trouver place prochainement. Pourtant, M. le curé compte sur de nouvelles offrandes qui lui permettront de se libérer de la somme importante qu'il reste à payer; on s'occupera ensuite et aussitôt de l'acquisition d'un autel plus convenable. Et puis il faudra bien encore une sacristie, si modeste soit-elle, ne serait-ce que pour permettre aux dames qui se dévouent, à garder la chapelle ouverte quelques heures chaque jour, de pouvoir s'occuper là à quelque travail urgent pour leur famille et satisfaire au désir des personnes qui demandent quelque OBJET DE PIETE.

 

 

 

 

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ventura jean louis 12/08/2006 18:48

bonjour
je suis interesse par les articles des eglises sur Bône
les photos n'apparaisent pas dommage
vous pouvez me contacter
jlv@club-internet.fr
 
 

Mgr Ellul 24/08/2006 08:27

merci pour votre visite. Je n'ai pas de photos de l'église Ste Anne de Bône, sinon celles prises dans un site trouvé il y a quelques années. Mais je ne puis copier les photos.
Puis-je m'inscrire sur votre site en tant que bônois ? Merci
Amitiés
Monseigneur Jean-Pierre Ellul
recteur de la basilique du Sacré-coeur de Marseille