~~Homélie pour le dimanche 7 septembre 2014 – Sacré-Cœur

Publié le par Recteur de la Basilique du Sacré-Coeur de Marseill

Chers frères et sœurs, Bienvenue en ces premiers jours de septembre alors que je commence ma 15ème année au service du Seigneur, dans notre paroisse et à votre service, entouré de notre diacre et de mes deux jeunes collaborateurs et de nombreux laïcs qui veulent s’associer à notre ministère. C’est une équipe qui marche et donc « on ne change pas une équipe qui gagne, disent certains ! ». Je ne sais pas si nous gagnons, mais tout au moins, nous sommes totalement à votre service, pour vous conduire près du Seigneur, dans la fidélité à l’Eglise et aux grandes orientations du Concile Vatican II et de notre diocèse. Priez pour moi, prions les uns pour les autres, pour être trouvés dignes de l’espérance du Seigneur qui est en nous. Il est beau d’inaugurer ses longues années sous le regard de la Vierge Marie, car le 8 septembre nous célébrerons sa maternité. Marie est la cause de notre joie et de notre espérance. Cette enfant, issue du sang royal de David, fut dans le dessein éternel de Dieu, prédestinée à la maternité divine. Oui, une petite fille naît et selon de mot de st Jean de Damas « un ciel est formé sur la terre, car le salut vient de commencer ». En cette nouvelle année paroissiale, dans ma prière et dans mon souvenir, je revois et je prie pour nos paroissiens retournés vers le Seigneur ; je ne puis tous les nommer, mais combien se sont mis au service de cette paroisse et ce durant de nombreuses années ! Ils ont désormais auprès du Seigneur la récompense qu’ils méritent. Je ne puis oublier tous les prêtres défunts : le cher chanoine Vernède, le Père Claude Brunet et évidemment notre cher Mgr Matthieu Aquilina, qui fut durant plus de 45 ans, ce lien d’amitié et surtout de fidélité, donnant inlassablement de son temps puis attendant dans l’espérance son retour dans le royaume. Il était celui qui pour certains d’entre-nous faisait le lien entre les deux rives de la méditerranée. Il veille sur nous tous. Je n’oublie pas bien sûr le chanoine Pierre Duménil, à la maison de retraite des Chartreux, très attaché à notre basilique. Je le disais, nous allons fêter la Nativité de la Vierge Marie et immédiatement nous laissons monter vers elle nos actions de grâces. Elle est la Mère du Christ, la Mère de Dieu et Mère de l’Eglise, elle intercède pour nous tous auprès de son Fils et dès l’origine du christianisme, après son Assomption dans le ciel, elle va nous prendre en charge, s’occuper de nous, avec tendresse, nous redisant dans le silence de nos vies, comme aux noces de Cana, de faire tout ce qu’il nous dira, c’est-à-dire de lire, de méditer, de vivre, de mettre en pratique son évangile, ces paroles de Vie qui nous conduisent vers lui. Mais elle va aussi intervenir dans le monde, apparaissant à des petits, à des enfants, à des humbles de cœur, pour souligner comme le lui demande son Fils, à temps et à contre temps, qu’il faut nous convertir, faire pénitence ; oui c’est en passant par elle, que montent nos prières, elle qui délie, dénoue les nœuds de notre vie et nous permet d’être trouvés justes devant Jésus. Pourquoi d’ailleurs célébrer Marie dans sa nativité ? Mais pour rappeler le couple bien assorti d’Anne et de Joachim, regarder sa maman lui apprendre les psaumes, la consacrer dans le Temps du Seigneur, la préparer à être celle qui, choisie de toute éternité, verra l’ange du Seigneur s’approcher d’elle à Nazareth pour lui poser la question à laquelle elle répond positivement, nous donnant Jésus et faisant de nous tous ses enfants, par le baptême et les sacrements de l’initiation. Oui, « tout ce qui est lié sur la terre sera lié dans le ciel et inversement ». Elle se tient auprès de Jésus et comme à la Cène et à la Passion, elle marche derrière lui, présente, aimante, souffrante et enfin rayonnante de joie au jour de la résurrection. Ainsi comme Jésus nous le propose : « si deux d’entre vous se mettent d’accord pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est dans les Cieux ». C’est pour cela que la belle prière du Je vous salue Marie est constamment sur nos lèvres, car avec celle du Notre Père et le signe de la Croix et c’est ce que la plupart des chrétiens, même ceux qui ne sont pas tout à fait catéchisés, retiendront pour toute leur vie. Aussi combien de fois proposons-nous aux jeunes foyers, d’apprendre à leurs enfants, et ce dès leur plus jeune âge, ces prières fondamentales ; mais je n’oublie pas que les grands-parents ont aussi ce ministère d’approfondissent à accomplir, car c’est le ministère de l’amour partagé. Ils peuvent et doivent, si les parents le leur permettent, leur apprendre les premiers gestes de la foi. C’est comme cela que pourra se continuer notre vie chrétienne. Aussi pas de désespérance, laissons l’heure de Dieu arriver, car vous verrez : par votre persévérance vous ferez de grandes choses : « quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Et oui, nous oublions trop vite que l’Esprit Saint est à l’œuvre et que Jésus est là au milieu de nous. Prions pour tous ces jeunes enfants, qui cette année encore avec leurs parents, leurs catéchistes, leurs chefs et cheftaines scoutes et guides, ou dans nos écoles catholiques, feront un pas supplémentaires dans la découverte et l’approfondissement de la foi et de la vie du Seigneur. Ils nous entendront leur redire, comme le dit St Paul dans sa lettre aux Romains : « tu aimeras ton prochain comme toi-même, car l’amour ne fait rien de mal au prochain ». Frères et Sœur, aujourd’hui comme hier et comme demain, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur. Préparons cette grande fête de famille de notre Eglise diocésaine et participons au Festival Famiho : « car comme l’écrit notre archevêque, Mgr Pontier : la famille se présente comme le chantier de la vie pour le bonheur de chacun de ses membres. Inscrire la fête de la famille dans la fête de la rentrée diocésaine, c’est encore dire que l’Eglise doit se vivre dans une famille accueillante, ouverte aux dimensions universelles de l’amour de Dieu pour l’humanité. ». Allez bonne rentrée et que l’Esprit-Saint touche votre cœur pour vous faire aller bien loin sur le chemin de la vie ; qu’il soit notre lumière et notre salut. Amen. J-P Ellul.

~~Homélie pour le dimanche 7 septembre 2014 – Sacré-Cœur

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