
Un ouvrage sur le Sacré-Coeur - 10 euros
.
(96 pages, avec de nombreuses photos couleurs pleine page).
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postal.
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à Mgr Jean-Pierre ELLUL - Les Amis du
Sacré-Coeur - 2bis, rue St Adrien - 13008 MARSEILLE
Les Auteurs : Préface de Mgr Georges Pontier - Ont participé à cet ouvrage ; Mgr Jean-Pierre Ellul, recteur de la basilique ; Frédérique Bertrand, architecte d.p.l.g ; Régis Bertrand, professeur d'histoire moderne à l'Université de Provence ; Michel Eisenlohr, auteur-photographe ; Emmanuel Laugier, historien d'art
Frères et Sœurs,
Je voudrai vous souhaiter une bonne fête, vous qui êtes des saints ! Non, ne soyez pas étonnés, ou surpris. Cette
fête est notre fête, puisque nous cheminons sur la route de la sainteté.
Etre un saint ! C’est ce que nous recherchons
constamment dans notre vie chrétienne. Oui, être un saint, une sainte, des hommes, des femmes, des jeunes, ou des toujours jeunes, conscients de nos responsabilités d’annonciateurs du Christ
ressuscité, et ce malgré nos défauts et nos péchés ! Mais dans nos vies, il n’y a pas que cela. Malgré les difficultés ou la maladie, il y a la joie, l’espérance, le pardon, le partage,
l’amour du Christ, le retour vers Dieu dans la découverte de son amour.
Est-ce que nos défauts ou nos péchés ralentissent notre désir de sainteté ? Oui, je
le crois, et c’est pour cela que l’Eglise nous donne les moyens de changer de vie, de devenir meilleurs, de mieux comprendre, en cette fête de tous les Saints, quelle est notre vocation. Nous
avons tout à notre portée ; tout à porté de main, tout à porté de cœur. Car ce désir de Dieu, la capacité de le voir, de le connaître et de l’aimer est en
nous.
La Toussaint, n’est-ce pas la vocation de tout homme à devenir Saint ? Entrons quelques instants dans ce processus de remise en forme spirituel. Nous n’oublierons pas notre vie donnée aux autres. Le sens du respect. La prière quotidienne. Avez-vous pensé à votre consécration baptismale ? Le fait que nous soyons conscients, d’avoir été plongés dans la mort et la résurrection du Christ, pour mener cette vie nouvelle d’enfants de Dieu ? Et la Confirmation, ces dons dans l’Esprit qui viennent parfaire notre foi… Et l’exemple de la Vierge Marie qui est notre modèle de notre sainteté,
N’oubliez pas les 20 siècles de christianisme, avec la grande geste
de tous les témoins qui nous ont précédés. Mais, plus proche de nous, des témoins :
ces témoins qui, dans nos familles ont vécu de la sainteté du Christ, fragiles, grands et confiants dans la foi. Une vie si humble souvent. Qui ne pense pas à cet instant, à l’un de ses
grands-parents, ou a ses parents, à un être cher, qui malgré la rudesse de la vie, ont tenu bon sur le chemin de la fidélité à l’Evangile.
Pour eux, comme pour nous, la parole donnée avait du poids, la vie sacramentelle était bien suivie, le sacrement de mariage
se voulait définitif, consacrant l’un à l’autre, deux êtres qui faisait alliance, sous le regard du Christ et devenant une même chair.
Ne croyez-vous pas qu’ils avaient eux aussi, des différents, des difficultés, des
affrontements ? Mais ils les sublimaient par leur don total au Christ. Ils avançaient dans la recherche, dans la profondeur, dans la certitude que Dieu existe. Certains diront qu’ils
avaient la foi du charbonnier ? En sommes-nous si sûrs ?
Leur foi, comme la nôtre, était forgée au contact quotidien du Christ dans la prière. Ils avaient ces réflexes chrétiens,
puisés dans la spiritualité, que l’on pourrait croire aujourd’hui dépassée, mais qui à fait ses preuves : imaginez combien de silences, pour ne pas blesser ; combien de regards
d’amour, pour maintenir l’autre dans la confiance et le faire grandir ; combien de temps passé à accompagner, à écouter surtout, et quelque fois à ne rien dire de blessant, pour nous
laisser grandir, devenir adulte, devenir de bons chrétiens ? Oui, Seigneur combien de fois, ont-ils donné du temps pour nous accompagner sur ce chemin de Vie Eternelle ? Combien de
fois ?
En cette fête de Toussaint, nous pouvons les remercier ; leur dire combien nous leur sommes redevables pour cette
vie en Christ, pour ce regard bienveillant, ce regard d’amour que nous posons sur nos semblables. Dire avec eux, que la colère n’apporte rien, sinon des mots qui dépassent la pensée, blessent
et tuent parfois.
Grands témoins de nos familles, vous n’êtes pas du passé, vous êtes ici, vous êtes « assis à nos côtés », vous êtes
en nous, avec nous. Oui, en ce dimanche de fête, nous voulons retrouver dans notre mémoire, ceux qui nous ont précédés, cette foule immense de témoins que l’Eglise nous donne de
contempler.
En cette année
sacerdotale, voyez-vous cette longue cohorte de prêtres, de religieux, de religieuses, qui marchent vers l’Agneau en nous faisant signe ? Ils ont lavé leurs vêtements dans son sang, et
sont heureux de nous avoir apporté la Parole de Vie Eternelle. Nous leur devons tant : heures de catéchisme, prières en commun, patronage, d’œuvres de jeunesse, colonies de vacances,
écoute et conseils spirituels en confession, remise à neuf de nos cœurs d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes.
Ils nous ont fait
grandir en sainteté, et aussi nous les saluons, nous les remercions, et nous prions avec eux. Voyez, ils sont accompagnés, par toutes ces âmes qui chantent le cantique de l’Alliance Nouvelle et
qui ensemble, escortés par les anges, vont vers le trône de Dieu.
Palmes à la main, ils sont là, ils nous invitent à n’avoir plus peur. Bien au contraire, ils nous disent de marcher à
la rencontre du Christ ressuscité, sans fléchir et sans réticences.
N’est-ce pas
pour cela, Frères et Sœurs, que depuis un moment, nous ressentons cette joie au fond de notre cœur ? Car c’est avec eux, que nous préparons notre avenir en
Dieu !
Nous sommes venus célébrer cette Eucharistie et
prier en union avec tous les saints, connus ou inconnus ; ils nous donnent de vérifier que nous aussi, nous sommes les « saints » de cette Eglise, d’une sainteté qui reste encore
à parfaire évidemment, mais des sanctifiés par la grâce baptismale, nous configurant à celui qui est tout Amour et qui vit pour toujours à nos côtés.
Merci à l’Eglise de nous inviter à éviter la médiocrité pour nous établir en
sainteté. Merci à notre pape Benoît XVI, de nous parler comme il le fait si souvent, nous enjoignant d’être toujours à l’écoute du Christ et de sa Parole, afin que l'effort pour approfondir les mystères de la foi, soit toujours illuminé par l'amour de Dieu ! A notre
archevêque, pour son témoignage sur le mystère de la fête de Toussaint, « qui est cette vision de l’autre vie, de l’aboutissement de notre existence. Nous sommes faits pour Dieu, écrit-il,
nous n’allons pas vers le néant. Se laisser laver par le Christ, c’est vivre les béatitudes que nous avons entendues. » La sainteté de tous les élus nous rejoint.
Seigneur, est-ce que je vais
devenir un saint ? La réponse et dans notre cœur, dans notre vie, dans notre désir de conversion. Ne tardons pas à en prendre les moyens. Ils sont à notre
disposition. Après, il sera trop tard.
Bonne fête de Toussaint, Frères et Sœurs, bonne fête avec Marie, reine de tous les Saints.
Amen.
INSTITUT DE LA MODE
septembre - octobre 2009 - EMM n° 12
LE MAGAZINE DE L'ESPACE MODE MEDITERRANEE
Avec tous mes remerciements à Mme Maryline Bellieud-Vigouroux
et à toute son équipe pour cet article
Texte : Pascale Meunier
Photos : J.P Herbecq de Ker Morvan / CAMàYEUX - Marseille
Frères et Sœurs,
Il y a 47 ans… s’ouvrait le 11 octobre 1962, le 2ème concile du
Vatican. Après un long travail d’approfondissement préalable, les Pères du concile représentant l’Eglise universelle, s’avançaient vers la chaire de St Pierre pour venir se mettre sous la
motion de l’Esprit-Saint. Le pape Jean XXIII malgré son grand âge n’avait pas hésité à répondre à cet appel de l’Esprit et il demandait à l’Eglise de faire son « aggiornamento. »
Puits d’eau vive pour les uns, auto-destruction de l’Eglise pour un tout petit nombre, mais pour nous tous une conscience accrue de notre rôle de baptisés dans l’Eglise, nous qui sommes
prêtres, prophètes et rois.
C’est vrai que ce qui se perçut immédiatement, ce furent les changements liturgiques que l’Eglise entreprit pour une meilleure compréhension, une meilleure participation des fidèles au Saint-Sacrifice de la Messe.
Mais
depuis, certains autres textes du Concile sont encore, sinon méconnus, du moins oublié, alors que nous en vivons quotidiennement. C’est pour en raviver la mémoire, que s’est tenu ce séminaire
de réflexion au Mistral sur les textes de Vatican II, et que mercredi prochain, je commencerai à approfondir avec ceux et celles qui le veulent bien, la Constitution sur la Sainte
Liturgie.
C’est pour cela que notre équipe pastorale, relisant ce texte majeur, a proposé qu’à la messe de 11h, nous chantions la kyriale en grec et en latin, pour mettre en pratique ce qui est prescrit, malgré les quolibets de certains, qui parce que cela fait bien, ou « à la mode », refusent de participer à cette eucharistie.
En tant que pasteur de cette paroisse, j’essaie d’obéir à ce que l’Eglise propose… Je commence ma 10ème année de ministère parmi vous. Je vous remercie de votre confiance. Je vous demande votre prière et même si au milieu des félicitations qui me stimulent et me vont droit au cœur, je reçois également les critiques de certains ; cela fait partie de la mission. Et puis le Christ est passé par là, passé par la Croix ! Qu’est-ce donc ces petites blessures, comparées aux souffrances de sa passion ?
Vous me
connaissez ! Je rends grâce à Dieu pour les prêtres et les diacres que le Seigneur et notre archevêque me confient, ici et à St Charles. Je reste les yeux fixés sur la croix du Christ,
j’essaie d’être humble, ce qui difficile pour moi, je suis dans la confiance, car dans l’obéissance à l’Eglise. J’essaie de m’affiner pour essayer de passer, dans le trou d’une aiguille.
Il reste encore tant à faire pour réussir. Merci de l’aide que vous m’avez apportée, amicale et financière et qui nous a permis d’entreprendre, dans vos âmes et dans cette basilique, qui est
notre maison, les rénovations nécessaires. Et nous allons continuer, si Dieu le veut.
Cette obéissance, ce silence, cette vie pas facile, avec des contrariétés, des mises à l’écart, des rejets, des critiques acerbes, ont été le lot de Ste Jeanne Jugan, que le pape Benoît XVI canonise aujourd’hui, avec le Père Damien qui a consacré sa vie aux lépreux et 3 autres saints, polonais, catalan et espagnol.
Quelle femme, quelle fougue, malgré sa longue traversée du désert. Pendant quelques instants, je vous emmène avec elle au "pays de l’oubli", où une petite rose, ignorée de tous, oubliée, elle aussi, arrête le regard de Jeanne qui souffre de rejet de la part de la communauté qu’elle a fondée et lui révèle le secret de la Beauté éternelle. Elle est née le 25 octobre 1792 en Ille-et-Vilaine, à Cancale. Son père meurt en mer, toute jeune est, elle au service de la vicomtesse de la Choue comme aide-cuisinière. Point de mariage, car Dieu la veut pour lui et la garde pour une œuvre qui n’est pas connue. Elle entre dans le tiers ordre eudiste et fait vœu de célibat. Bientôt, après un temps de maladie, elle visite les pauvres avec une amie, puis loue un appartement à St Sevran.
L’accueil des plus pauvres vient de commencer. Elle à 47 ans et une vie rythmée par la prière. Conseillée par les Frères de St-Jean-de-Dieu, pour rembourser les sommes engagées pour l’achat de l’ancien couvent des Filles de la Croix, Jeanne inaugure la quête, alors que la demande d’admission de personnes âgées ne cesse d’augmenter. Elle va acquérir l’ancien couvent des Filles de la Croix. Elue supérieure de la petite association, l’abbé Auguste Le Pailleur bénit l’œuvre et le règlement inspiré de la règle des Frères de St-Jean-de-Dieu. Elles s’appellent les servantes des pauvres. Mais son chemin de croix commence.
A sa
réélection, l’abbé Le Pailleur, de sa propre autorité casse son élection et choisit Marie Jamet, plus jeune, pour la remplacer. Elles s’appellent désormais les Sœurs des Pauvres. Mais Jeanne
continue la quête, ouvre des maisons, fonde dans de nombreuses villes et ainsi l’appellation de Petites Sœurs des Pauvres est définitivement adoptée en 1850. Plus de 100 religieuses, novices et
postulantes compris. En 1853, fondation en Belgique. En 1856 elle arrive à la Maison Mère ; immédiatement, elle est reléguée au milieu des novices et des postulantes et partagera leur vie jusqu’à sa mort.
Alors que le pape Léon XIII approuve en 1879, et pour 7 ans les constitutions de la Congrégation qui compte alors 2.400 Petites Sœurs, Jeanne retourne vers son Seigneur, âgée de 86 ans. Le 3 octobre 1982, le pape Jean-Paul II la proclamera bienheureuse, et elle est canonisée aujourd’hui.
Ce qui a fait sa vie : l’obéissance et le silence. A la lecture de son témoignage, on reste confondu devant tant de confiance au Seigneur et en la Providence. Le jour même de la profession de 23 petites sœurs, en juillet 1856, l’abbé Le Pailleur, prend la parole et après les compliments d’usage, salue les plus anciennes par leur nom, rappelant qu’elles sont les piliers de la congrégation. Il s’abstient de nommer Jeanne. Elle seule fut oubliée. Pas un mot, oubli total, comme si elle n’avait rien fait, jamais existé.
La rose ne dit pas son nom ; peu importe qu’on la voie ou non, elle fleurit tout simplement, et ce soir-là, avant de s’endormir, Jeanne pouvait se tourner vers le crucifix et dire en toute vérité : « Seigneur je n’ai pas le cœur fier, ni le regard ambitieux… non, je tiens mon âme tranquille et silencieuse. » (Psaume 131). Cette bretonne, fille de marin, savait que « vents hurleurs, rocs et ressacs, entourent l’éternel chant du monde » (Xavier Grall). Elle souffrait quand même.
A une amie qui était venue lui rendre visite, elle disait : « Ne m’appelez plus Jeanne Jugan, mais sœur Marie de la Croix. » Rencontrant l’abbé Le Pailleur, elle lui dit : « Vous m’avez volé mon œuvre… Mais je vous la donne de bon cœur ! »
Un jour elle dira aux novices : « Vous voyez ces ouvriers qui taillent la pierre blanche pour la chapelle et comme ils la font jolie cette pierre ? Il faut vous laisser travailler ainsi par Notre-Seigneur. » Quand elle passait dans le parc devant une petite rose, elle la regardait. Comment se fait-elle si belle, se demandait-elle ? Comment sans le vouloir et même sans le savoir, revêt-elle l’éclat de l’aurore ? Et aux novices : « Il faut vous laisser humilier. Au lieu de descendre en vous-même, montez vers le bon Dieu ! Non ne pas descendre en soi, se replier sur soi, mais monter, monter toujours plus haut, se laisser porter par la houle de son cœur, ne pas vouloir garder pour soi la plénitude intérieure comme un trésor qui vous appartient. »
A une jeune sœur : « Qui garde sa langue, tient son âme ! » Oui, son silence, c’était son âme, c’était sa flamme. Il avait aussi une autre profondeur. On ne peut pas la séparer du mystère de Dieu qu’elle n’a cessé de contempler durant les 27 ans de sa réclusion. On finit toujours à ressembler à celui que l’on contemple et son silence intérieur, prend une dimension prophétique pour notre temps.
« Revenir à la source, Dieu est là. Il est ma source, mon commencement. Il me parle dans cette part de moi-même qui plonge dans son éternelle enfance. Il y a en chacun de nous sous un tas de pierraille, une source divine qui ne demande qu’à jaillir et à chanter. » Q’avec ces phrases, répétée à loisir pendant sa prière et aux novices qu’elle côtoyait, que Ste Jeanne Jugan, nous donne ce sens de l’émerveillement, de la gratuité, du silence, de la confiance en Dieu, de la retenue verbale et des critiques ; qu’elle nous protége et nous aide à toujours partager avec les plus pauvres, car ils sont le Christ.
Le vendredi 23 octobre à 20h, nous nous retrouverons nombreux dans cette basilique pour prier avec elles, les 35 Petites Sœurs, que nous recevons toujours avec délicatesse et les aînés qui les accompagneront.
Nous qui avons tout quitté, dit Pierre au Christ, que recevrons-nous ? La vie éternelle répond Jésus. Quelle belle invitation à la confiance, au partage, au don de soi…
Que Marie,
qu’elle a tant priée, nous accompagne en ce mois du Rosaire et qu’elle veille sur les travaux du Synode Africain réuni à Rome
actuellement.
Ste Jeanne Jugan, priez pour nous
Amen.
N. B.Le pape Benoît XVI a canonisé 5 nouveaux saints:
1) L'évêque polonais Sigismond Felinski (1822-1895), fondateur de la Congrégation des sœurs franciscaines de la famille de Marie,
2) Le dominicain espagnol François Coll y Guitart (1812-1875), fondateur de la Congrégation des sœurs dominicaines de l'annonciation de la bienheureuse Vierge Marie,
3) Le prêtre belge Joseph de Veuster (1840-1889), ^plus connu sous le nom de "Père Damien", qui s'est dévoué auprès des lépreux,
4) Le trappiste espagnol Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938),
5) Et, enfin, la religieuse française Jeanne Jugan, en religion Marie de la Croix (1792-1879), fondatrice de la
Congrégation des petites sœurs des pauvres.
A Marseille, trente cinq Petites Sœurs de toutes nationalités sont au service des aînés dans leurs deux
maisons, aux Chartreux et à Mazargues, où elles poursuivent l’œuvre de leur fondatrice. Elles invitent les Marseillais à fêter Jeanne Jugan, peu après sa canonisation, au cours de plusieurs
célébrations :
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